Histoire@Politique : Politique, culture et société

Comptes rendus
   

Ludivine Bantigny et Ivan Jablonka (dir.), Jeunesse oblige. Histoire des jeunes en France XIX e -XXe siècles ,

préface de Jean-François Sirinelli, Paris, PUF, « Le nœud gordien », 2009, 307 p.

Ouvrages | 04.06.2009 | Laurent Besse
  • imprimer
  • version pdf
  • réduire la taille du texte
  • augmenter la taille du texte

© PUF. Droits réservésTiré d’un séminaire tenu au Centre d’histoire de Sciences Po depuis 2005, ce livre réunit dix-neuf communications qui font le point sur un domaine neuf : l’histoire des jeunes. Entre synthèse et bilan d’étape, il permet de mesurer le chemin parcouru depuis les synthèses parues il y a trente ans sous la plume de Maurice Crubellier et Antoine Prost, mais également de percevoir les inflexions de l’historiographie [1] . Par rapport à l’Histoire des jeunes en Occident parue à la fin des années 1990, ce recueil est plus modeste dans son ampleur mais plus ambitieux sur le fond. Le livre de Giovanni Levi et Jean-Claude Schmidt embrassait de l’Antiquité jusqu’à nos jours, mais ne comportait pas de dimension historiographique, à la différence de Jeunesse oblige [2] . Surtout le rétrécissement du champ et le dialogue entre certaines contributions permettent d’éviter en partie l’émiettement qui caractérise trop d’ouvrages collectifs. Ici des thématiques émergent qui sont autant de points forts de l’historiographie récente : on citera en particulier les réflexions autour des seuils d’âges, de la délinquance juvénile, du service militaire ou encore des cultures « jeunes ». Trois des auteurs sont américains mais leurs perspectives sont similaires à celles de leurs collègues français. Ils n’apportent donc pas l’éclairage spécifique qui serait venu d’un pays où l’histoire de la jeunesse a été pratiquée depuis plus longtemps qu’en France. Celui-ci est bien davantage le fait des sociologues Gérard Mauger et Michel Bozon qui joignent leur voix à celles des historiens.

Les contributions ont été rassemblées selon un plan chronologique qui fait apparaître un déséquilibre. Le premier XXsiècle fait figure de parent pauvre et la garçonne évoquée par Christine Bard est bien seule. Mais ce déséquilibre ne fait que reproduire celui de l’historiographie. Deux périodes ont en effet été privilégiées depuis une quinzaine d’années : d’abord, la fin du XIXe siècle qui voit s’achever le processus de « genèse de la jeunesse » qui a été bien étudié par Agnès Thiercé dans un livre important [3] , l’autre période privilégiée étant la seconde moitié du XXe siècle, où la catégorie jeunesse s’efface au profit d’identités juvéniles multiformes. L’entre-deux-guerres a été négligé, comme le souligne Ludivine Bantigny dans la contribution historiographique qui ouvre le livre. En quelques pages, elle offre une remarquable mise au point, montrant que le retard français en matière d’histoire de la jeunesse est en passe d’être comblé, y compris pour l’histoire du temps présent. Elle met ensuite en valeur la dualité fascination-répulsion que suscite une jeunesse dont l’importance croît à partir de la Révolution française. En soi, ces discours où alternent louanges et récriminations ne sont guère nouveaux mais ils s’accompagnent à partir de 1789 d’investissements sociaux spécifiques. La jeunesse devient une cible à mobiliser pour des entreprises politiques, militaires, révolutionnaires… Elle constitue donc une ressource. Mais son énergie fait également peur : figures de la jeunesse séditieuse ou délinquante. C’est la jeunesse-repoussoir, miroir des angoisses de la société.

Les directeurs de l’ouvrage se plaçant dans une perspective d’histoire culturelle ont souhaité mettre l’accent sur l’affirmation d’identités juvénile successives. En cela, ce livre est bien fidèle à son sous-titre : Histoire des jeunes en France. Mais il faut préciser tout de suite qu’il s’agit d’identités « souples » ou « fuyantes » pour reprendre l’ultime mot du livre. Les représentations, plus spécifiquement les discours, sont donc logiquement au centre de nombreuses contributions. Pour autant, ces communications évitent les dérives de certaines études de discours et le piège où s’était enfermée la sociologie française de la jeunesse des années 1960, disséquant l’insaisissable jeunesse et concluant à l’impossibilité même de son objet. Une vue cavalière de l’ouvrage montre qu’en deux siècles les discours tenus sur la jeunesse, omniprésents, laissent également place à une multitude de discours tenus par des jeunes qui affirment leur culture, les années 1960 constituant un tournant important. Mais les choses ne sont pas aussi simples comme le souligne Jean-Claude Caron, dans sa contribution. A force de patience, l’historien du XIXe siècle peut parvenir à décrypter un discours de la jeunesse, dont l’affirmation sur la scène publique est liée à l’émergence progressive de la citoyenneté. Cette jeunesse est bourgeoise et mâle et elle s’incarne dans la figure de l’étudiant, dont Pierre Moulinier retrace le portrait littéraire entre la Restauration et la IIIRépublique. A l’autre extrémité du spectre chronologique, Ivan Jablonka, qui clôt l’ouvrage, montre que les luttes de classement sont d’une actualité brûlante. Il se livre à un travail d’analyse des diverses appellations qui ont servi à désigner les « jeunes des cités » qu’il préfère appeler « les jeunes sans nom » : les mots sont décidément importants lorsqu’il est question des jeunes. Le texte de Richard Derderian qui précède sa communication est consacré à un thème proche (« La mobilisation des jeunes Maghrébins en France depuis les années 1970 ») mais il laisse le lecteur davantage circonspect : certaines affirmations apparaissent pour le moins « rapides [4]  ». Deux textes abordent la jeunesse dans la perspective du genre [5]  : outre le texte de Christine Bard, déjà cité, qui synthétise les travaux de l’auteur sur La Garçonne de Victor Marguerite et la capacité de ce roman à incarner l’esprit des Années folles, Ivan Jobs étudie à travers la figure de la travailleuse familiale l’assignation aux jeunes filles dans la France de la Reconstruction d’un modèle à prétention régénératrice mais dominé. Deux autres contributions sont consacrées au cinéma : Sébastien Le Pajolec montre l’échec d’un cinéma yéyé, tandis qu’Antoine de Baecque dissèque une « chimère politiquement bifrons » : la Nouvelle Vague. Supposée incarner la jeunesse cinématographique de droite au début des années 1960, elle personnifie quelques temps après l’extrême gauche. Plasticité du cinéma ? Plasticité des représentations de la jeunesse ? Force mythologique du cinéma répond l’auteur. L’ambivalence des discours sur la jeunesse est au cœur de la seconde contribution de Ludivine Bantigny qui se penche sur la période 1945-1962 et se livre à une étude de cas sur les fonctions sociales des discours sur la jeunesse : en ces temps d’après-guerre inquiets et de conflits qui continuent (Indochine, Algérie surtout), parler de la jeunesse, c’est prophétiser pour mieux conjurer un passé douloureux et un présent qui ne l’est guère moins. Les propos souvent grandiloquents tenus alors pourraient faire sourire, avec la distance, s’ils n’avaient également servi à cautionner l’instruction « virile » des appelés pendant le conflit algérien.

Les autres contributions se rattachent à des sous-domaines de l’historiographie de la jeunesse clairement identifiés et bien explorés aujourd’hui. Ainsi la jeunesse délinquante – ses spécialistes préfèrent dire déviante – est ici représentée par trois contributions : Jean-Yves Yvorel retrace l’émergence sous la monarchie constitutionnelle de la délinquance juvénile, comme question sociale spécifique, distincte de la délinquance générale. Il montre la genèse d’un problème nouveau alimenté par les discours, de registres différents, mais qui se nourrissent mutuellement : paroles d’experts, discours médiatiques et propos d’écrivains. Deux autres contributions abordent la responsabilité pénale des mineurs, en particulier la question des seuils d’âge. Les débats actuels autour d’une « nouvelle » révision de l’ordonnance de février 1945 s’enracinent dans une histoire longue, dont deux épisodes sont retracés. Pascale Quincy-Lefebvre revient sur la loi de 1906 qui crée un statut spécifique pour les mineurs de 16 à 18 ans parfaitement ambivalent puisque allant à la fois dans une logique sécuritaire mais accordant une certaine protection au mineur. Sarah Fishman se penche sur la genèse de l’ordonnance de 1945 et souligne l’importance de l’œuvre de Vichy, reprise dans ce domaine comme dans d’autres à la Libération : la loi de 1942 hésite entre réponse thérapeutique et répression mais tourne une page en supprimant la notion de discernement des mineurs, héritée du siècle précédent. Autre domaine bien connu aujourd’hui des historiens, le service militaire a fourni la matière de deux contributions qui forment une excellente mise au point très synthétique. « Genèse et mort d’une institution », tel pourrait être le titre sous lequel les rassembler. Dans un texte commun, Annie Crépin et Odile Roynette soulignent l’importance de la conscription dans la formation de la jeunesse masculine : pensée par ses promoteurs comme une véritable œuvre de « civilisation », suscitant un consensus politique sur ses finalités à défaut d’un accord sur les modalités, elle joua un rôle majeur dans la nationalisation et la socialisation des jeunes hommes. Rendu universel par les lois de 1872, 1889 et 1905, le « service » fut vécu sur le mode de la mise à l’épreuve personnelle (déracinement, brimades, souffrances multiples…) redoutée mais globalement consentie : il faut souffrir pour être un homme et pour que jeunesse se passe. A la fin du XIXe siècle, le service militaire est donc devenu un rite, dont Christophe Gracieux retrace le déclin dans les années 1960-1970. Il démontre que le service était mort bien avant la fin de la conscription décidée en 1996 et met en valeur l’importance du tournant que constitue le remplacement du conseil de révision par les trois jours : disparition d’un rituel collectif et public au profit d’une épreuve individuelle et anonyme qui contribue à vider de son sens un service désormais perçu comme un « impôt temporel », une taxe sur la jeunesse en quelque sorte. Le texte de Jean-Claude Farcy partage avec les précédents un talent certain pour la synthèse puisqu’il réussit à traiter la question des jeunes travailleurs dans le monde rural au XIXe siècle, en une douzaine de pages, ce qui relève d’autant plus de la gageure qu’il met à disposition des lecteurs des tableaux statistiques et des extraits de chansons populaires. L’auteur se livre à une véritable démonstration au service d’une thèse forte : l’histoire sociale doit prendre en compte la dimension générationnelle. C’est elle seule qui permet de comprendre que la jeunesse constitue la variable d’ajustement de l’économie et de la société rurales (« les vrais prolétaires sont les jeunes », p. 54), éclairant ainsi l’apparente passivité des damnés de la terre, ces domestiques agricoles qui ne se révoltent pas contre leur sort parce qu’ils savent que leur condition est temporaire car liée à leur âge. La lecture de ce texte sera, espérons-le, une invitation à lire l’excellent petit livre consacré par Jean-Claude Farcy à La jeunesse rurale au XIXe siècle [6] .

Le dernier ensemble de contributions relève des modes de vie et des cultures juvéniles et concerne donc le dernier demi-siècle. Florence Tamagne analyse la première décennie du rock en France : jusqu’en 1966, cette musique est un puissant facteur d’identité générationnelle –par-delà les clivages sectaires propres au rock, mais qui paradoxalement n’ouvre qu’assez peu sur les réalités étrangères, en raison de l’effet barrière de la langue. D’autre part, à la différence de la Grande-Bretagne, les subcultures musicales ne renverraient pas dans la première moitié des années 1960 à des différences sociales. L’affirmation a le mérite de remettre en cause le lieu commun sur yéyé petit bourgeois et rock ouvrier, et l’auteur se montre prudente dans ses affirmations. On peut toutefois se demander si le matériau mobilisé dans ce texte – des extraits de deux revues « jeunes » – peut permettre d’aboutir à une telle conclusion. La contribution de Gérard Mauger s’inscrit visiblement contre cette analyse, l’auteur incluant les styles musicaux dans sa grille inspirée de Richard Hoggart et de la théorie des subcultures de Merton qu’il applique à l’étude du style de vie des classes entre 1975 et 2005. Le sociologue s’efforce de répondre à la question suivante : l’effondrement du monde ouvrier a t-il remis en cause la tripartition des modes de vie des jeunes d’origine populaire qu’il distinguait au milieu des années 1970 ? La réponse est globalement négative, le monde de la bohème populaire a vu les tenants du hip-hop et ceux de la réislamisation se substituer aux « babas » des années post68. Le monde déviant des bandes demeure, mais le pôle de la « réussite financière » (« deal, bizness ») a pris le pas sur celui des amateurs (« embrouilleurs ») dont la principale ressource est la force physique. Ce dernier aspect est à mettre en lien avec les transformations de la virilité, thème qu’aborde également Michel Bozon dans sa contribution lumineuse consacrée à « jeunesse et sexualité depuis 1950 ». Le sociologue rappelle la transformation majeure qui a conduit à ce que la relation sexuelle soit désormais au fondement du couple et non plus une conséquence de l’existence de celui-ci. Elle s’accompagne de l’émergence d’un « âge de jeunesse sexuelle » compris entre la première expérience et le premier établissement du couple. D’une durée presque similaire pour les garçons et les filles, elle demeure aujourd’hui pourtant vécue de façon très différenciée selon le sexe : logique de multiplication des expériences dans le premier cas, logique préconjugale dans le second. L’égalité sexuelle n’est pas de mise. Le sociologue prend la peine de détailler avec précision la chronologie de la transformation des normes sexuelles grâce à une étude contextualisée d’enquêtes démographiques et sociologiques des années 1960-1970. La rupture en matière de comportements est largement postérieure aux années 1960. Surtout la rigueur implique de renoncer à la notion de libération sexuelle : le contrôle social de la sexualité juvénile n’a pas disparu. Il s’impose désormais de façon indirecte : contrôle des pairs, du pouvoir médical, injonctions diverses à la responsabilité sexuelle qui s’impose en particulier aux filles, chargées de policer leur sexualité et celle des garçons. La fin ou l’affaiblissement des institutions – ici, le mariage – ne signifie pas la disparition des normes et des contraintes sociales pesant sur les jeunes. La conclusion ne vaudrait pas que pour la sexualité.

Michel Bozon fait précéder son texte d’un « plaidoyer pour un usage critique des enquêtes sociologiques par les historiens du contemporain » qui vise – sans esprit polémique – certaines recherches historiques récentes qui ont privilégié les sondages d’opinion ou les enquêtes administratives. La montée de la jeunesse dans la société française est contemporaine de l’institutionnalisation de la sociologie qui a produit un matériau abondant, certes biaisé et imparfait comme toute source, mais « raisonné » pour reprendre le mot de l’auteur. Cela signifie que l’historien peut expliciter les partis pris qui ont présidé à la production de ce matériau, d’une façon beaucoup plus rigoureuse qu’avec des documents faussement accessibles comme les sondages dont la représentativité est toujours contestable. Or l’on sait que cette question de la représentativité est l’une de celles qui sont régulièrement posées à l’histoire culturelle. La relecture historienne des enquêtes sociologiques offre donc une piste.

Dans le riche recueil que constitue Jeunesse oblige, une seule absence est vraiment notable : aucune contribution ne traite de l’éducation, à l’exception très relative du texte de Pierre Moulinier. Si l’histoire des mouvements de jeunesse fait l’objet d’une bonne bibliographie, l’institution scolaire est la grande oubliée. La comparaison avec l’ouvrage de Maurice Crubellier publié il y a trente ans est sur ce point exemplaire. Deux institutions y tenaient les premiers rôles dans la naissance de la jeunesse contemporaine : l’Eglise à l’époque moderne et surtout l’école qui lui succédait dans le rôle de pouvoir tutélaire de la jeunesse. La fermeture de l’histoire de l’éducation sur elle-même, son attirance pour les questions institutionnelles ne rendent sans doute pas aisé un dialogue avec l’histoire des jeunes. Reste que s’il est indéniable que le service militaire a bien été un des lieux majeurs de le genèse de la jeunesse contemporaine, on voit mal toutefois comment on pourrait négliger une école qui n’a cessé d’étendre son emprise – au moins temporelle – sur les jeunes, quel que soit leur sexe ou leur milieu social. Comme le rappelle Jean-François Sirinelli dans sa préface, « les jeunes incarnent l'avenir mais se situent aussi dans des chaînes de filiation où se lit le passé et se dessinent des généalogies » : l'éducation ne peut donc être totalement évacuée. Les travaux d’une des codirectrices de l’ouvrage ici recensé prouvent que l'histoire des jeunes ne se désintéresse pas toujours de la question scolaire mais on ne peut que souhaiter un approfondissement des recherches [7] . Ajoutons que l’école, plus largement l’éducation y compris dans sa version familiale, pourrait être un domaine où une histoire sociale qui s’est surtout préoccupée de la jeunesse – la démocratisation du modèle adolescent grâce à la prolongation de la scolarité –­ pourrait dialoguer avec une histoire culturelle qui s’intéresse aux jeunes dans les singularités de leur expression.

Notes :

[1] Maurice Crubeiller, L’enfance et la jeunesse dans la société française 1800-1950, Paris, Armand Colin, 1979. Antoine Prost, L’école et la famille dans une société en mutation, t. IV de L’histoire générale de l’enseignement et de l’éducation en France, Louis-Henri Parias (dir.), Paris, Victor Lebas, 1981-1982. Ce dernier ouvrage proposait une synthèse sur la jeunesse depuis les années 1920.

[2] Giovanni Levi et Jean-Claude Schmidt (dir.), Histoire des jeunes en Occident, Paris, Seuil, 2 vol., 1998.

[3] Agnès Thiercé, Histoire de l’adolescence 1850-1914, Paris, Belin, 1999.

[4] Ainsi la suppression de la Direction du développement culturel du ministère de la Culture en 1986 paraît difficilement pouvoir se résumer à la volonté de faire disparaître un organisme de soutien aux initiatives des minorités ethniques.

[5] Sans compter la contribution du sociologue Michel Bozon. Voir ci-après.

[6] Jean-Claude Farcy, La jeunesse rurale dans la France du XIXe siècle, Paris, Christian Editeur, 2004.

[7] Voir Ludivine Bantigny, Le plus bel âge ? Jeunes et jeunesse en France de l’aube des « Trente Glorieuses » à la guerre d’Algérie, Paris, Fayard, 2007 et « Les deux écoles. Culture scolaire, culture de jeunes : genèse et troubles d’une rencontre (1960-1980) », Revue française de pédagogie, n°163, avril-juin 2008, p. 15-25.

Laurent Besse

imprimer

Newsletter

  • Consultez fréquemment les rubriques dynamiques de cette colonne. Elles sont régulièrement mises à jour.

Champ libre

  • • Vidéo de la table ronde « À l'Est, rien de nouveau ? Pour une histoire visuelle de la nouvelle Europe » aux Rendez-Vous de Blois (13 octobre 2018)
  • Si vous n’avez pas pu assister à la table ronde, « À l'Est, rien (...)
  • lire la suite
  • Histoire@Politique est également disponible sur CAIRN
  • lire la suite

Partager

  • ISSN 1954-3670