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Comptes rendus
   

Chirstopher Andrew et Vassili Mitrokhine, Le KGB à l'assaut du Tiers Monde. Agression - corruption - subversion. 1945-1991

Paris, Fayard, 2008, 625 p.

Ouvrages | 04.05.2010 | Sébastien Laurent
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© FayardTrois ans après la parution de Mitrokhin Archive II [1] en Grande-Bretagne (2005), les éditions Fayard ont publié sa traduction sous un titre plus explicite : Le KGB à l’assaut du Tiers Monde. Agression – corruption – subversion. 1945-1991. Cet ouvrage est d’un genre inconnu en France : c’est le résultat d’une collaboration entre un ancien responsable du KGB, Vassili Mitrokhine, et un universitaire britannique, Christopher Andrew. Dans l’abondance d’ouvrages publiés après la disparition de l’Union soviétique, des types très variés de publication ont vu le jour. Ont ainsi paru, aidés par des journalistes (russes ou occidentaux), des mémoires d’anciens responsables soviétiques issus du monde politique ou du KGB – officiers supérieurs et généraux du KGB en fonction pendant les premières décennies de la guerre froide comme Pavel Soudoplatov [2] ou Alexandre Feklissov [3] ou même des dirigeants de premier plan comme le général du KGB Oleg Kalugin [4] –, des enquêtes de journalistes d’investigation russes et/ou étrangers à l’image de la collaboration entre Sergueï Kostine et Éric Raynaud sur Vladimir Vetrov [5] , mais aussi des ouvrages atypiques comme celui écrit par Christopher Andrew et Vassili Mitrokhine. L’universitaire britannique avait déjà travaillé dix ans plus tôt avec un transfuge du KGB, Oleg Gordievsky, exfiltré d’URSS vers la Grande-Bretagne en 1985 et publié trois ouvrages avec lui [6] . Mitrokhin Archive II est d’une autre ampleur. C’est, en outre, la dernière d’une série de collaborations entre les deux auteurs, l’ancien lieutenant-colonel du KGB Mitrokhine étant décédé en 2004.

Un archiviste du KGB passe à l’Ouest

Cette curieuse forme d’écriture à quatre mains est née avec une histoire qui a débuté comme un roman de John Le Carré. Retraité en 1984, Vassili Mitrokhine avait proposé en 1992 ses services aux Britanniques au cours d’un voyage en Lettonie. Comme un transfuge aux plus fortes heures de la guerre froide – qui venait pourtant de s’achever –, il gagna secrètement Londres avec sa famille. L’histoire aurait été sans grand intérêt à l’heure où Boris Eltsine venait d’arriver au Kremlin si ce n’était la spécialité de Mitrokhine : entré dans les services de renseignement en 1948, il avait été affecté en 1956 au service des archives du KGB, à celui de la première direction, c’est-à-dire la principale composante spécialisée sur le renseignement extérieur. Lorsqu’en 1972 le service déménagea du centre de Moscou à Iasenavo dans la banlieue, Mitrokhine commença à copier et photocopier de nombreux documents qu’il conservait ensuite dans sa datcha. Par ses fonctions et son grade, il avait eu accès aux dossiers des « illégaux », c’est-à-dire non pas aux agents officiels de nationalité soviétique sous couverture diplomatique, mais aux agents clandestins de nationalité étrangère. Cet archiviste du KGB, qui n’avait pas retenu l’attention des diplomates des États-Unis à qui il avait offert ses services avant les Britanniques, avait donc des connaissances rares et, comme telles, très précieuses pour les services de sécurité occidentaux. Les noms de centaines d’agents soviétiques donnés par Mitrokhine en ont fait un transfuge aussi précieux que le lieutenant-colonel Vladimir Vetrov qui avait livré aux services français, en 1981-1982, plus de 300 noms d’officiers du KGB [7] , mais Mitrokhine fut plus important peut-être car il permit l’identification d’illégaux. Il vint au Royaume-Uni accompagné de sa collection personnelle d’archives – soit « six conteneurs » de documents –, ensemble constitué au fil des douze années de sa fin de carrière. Traité par les services britanniques, MI5 et MI6, il fut mis en relation par le Gouvernement avec Christopher Andrew, professeur au Corpus Christi College de l’université de Cambridge et spécialiste mondialement reconnu du renseignement. L’ensemble des documents fut classifié par le gouvernement britannique.

Le temps des médias et des « révélations »

Au terme de quatre années de travail un volume fut publié en 1999 avec autorisation gouvernementale [8] . Les ventes des bonnes feuilles dans divers magazines se focalisèrent sur les « révélations » et la livraison des noms d’anciens agents soviétiques. La publication de Mitrokhin Archive eut un tel retentissement que l’Intelligence and Security Committee, organe hybride de contrôle parlementaire et exécutif dépendant du Gouvernement, fut invité à présenter un rapport spécifique au Parlement britannique en 2000, afin d’évaluer la fiabilité et la portée des documents du transfuge [9] . Mitrokhin Archive fut traduit dès l’année suivante par Fayard [10] , maison qui s’inscrit donc, avec la traduction du second volume en 2008, dans la continuité. L’ouvrage de 1999 livrant un certain nombre de noms d’agents de nationalité britannique, un début « d’affaire » eut lieu. C’est ainsi qu’une certaine Melita Norwood fut identifiée, à l’âge de 88 ans, comme ayant livré de nombreuses informations sur le programme nucléaire britannique. Malgré des aveux – télévisés – de la vieille dame recrutée à la fin des années 1930 et qui avait travaillé pour les soviétiques jusqu’à son départ à la retraite, un emballement médiatique certain et l’intervention de MPs en faveur de l’ouverture d’une procédure judiciaire, le procureur britannique refusa de poursuivre « Hola ». Il en fut de même pour les quelques autres agents survivants. En France, malgré la livraison de quelques noms de personnalités connues dont la plupart étaient décédées, il n’y eut pas non plus de poursuites. Beaucoup n’étaient connus que sous leurs noms de code et seuls des recoupements relativement hasardeux avaient permis aux médias français d’avancer des noms. Mitrokhin Archive établissait cependant que la France était une cible privilégiée du KGB en Europe continentale, ce que le journaliste-enquêteur Thierry Wolton avait déjà dénoncé en 1986 et 1997 [11] . Mais, en 1999, Mitrokhin Archive permettait d’effectuer une comparaison de la pénétration du KGB dans les divers pays européens donnant un fondement beaucoup plus solide à l’affirmation considérée auparavant comme politique et polémique. En Italie, autre cible du KGB, la parution de 1999 provoqua une mini-crise politique : une commission d’enquête parlementaire se réunit et publia en octobre 1999 une liste de 200 noms de personnes considérées comme ayant été en relation avec le KGB avec des degrés d’implication divers. Il n’y eut pas cependant de suites judiciaires. Cette dimension politico-médiatique de la publication de Mitrokhin Archive I en Europe illustre une limite des documents en possession de Mitrokhine qui n’étaient que des copies d’archives et, comme telles, n’avaient aucune valeur juridique. La publication en France en 1996 de documents d’archives tirés des services de sécurité roumains et accusant Charles Hernu d’avoir été un agent étranger avait déjà attiré l’attention sur les limites des « révélations » émanant d’anciens pays socialistes. La véracité de ces documents fut mise en cause, ce qui n’avait jamais été le cas pour Mitrokhine dont les deux livres, utilisant essentiellement des pseudonymes, sont par ailleurs beaucoup plus prudents. La vague « d’ouverture » des archives des pays de l’Est [12] apporta ainsi sur le rivage occidental de multiples documents dont l’exploitation, rarement soumise aux bonnes vieilles critiques interne et externe et aux règles de la contextualisation, fut prétexte à instruction de multiples procès post-mortem. Mais des travaux historiques rigoureux fondés sur les archives soviétiques démontrèrent l’ampleur, à partir des années 1930, des réseaux des services soviétiques en France [13] . Malgré ceux-ci, subsiste l’idée que l’histoire est un tribunal immatériel et permanent, vision renforcée par le fait que certains universitaires ont été conviés dans les prétoires. Assurément, l’histoire et les sciences sociales devraient veiller aux usages publics, mémoriels et judiciaires que l’on fait de ses activités de recherche. La discipline historique n’a pas vocation à se comporter en délatrice. Mais, en l’occurrence, l’essentiel n’est pas là : l’espionnage qui est, selon la formule fameuse, un « crime sans cadavre », laisse, dans une perspective judiciaire, peu de traces incontestables, malgré la patience des organes de contre-espionnage qui accumulent et sédimentent, parfois dans le temps long, des strates de documents. D’où l’impossibilité d’une quelconque exploitation judiciaire de Mitrokhine.

Un nouveau regard sur le KGB, l’URSS et la guerre froide

Limiter les deux ouvrages aux « révélations » de l’identité de certains agents, à l’instar de leur réception médiatique, serait toutefois très éloigné de leur apport contestable à l’histoire de l’URSS et de la guerre froide. Les deux ouvrages ont été conçus sur le même mode se présentant comme des histoires de l’action extérieure du KGB. La collaboration entre l’ancien kégébiste et le Dean britannique de l’étude académique du renseignement donne une forme originale aux livres dont le matériau est constitué par des ouvrages universitaires de soviétologie, dans une moindre mesure par des mémoires publiés, mais aussi et surtout sur la documentation personnelle amassée et exfiltrée par Mitrokhine. Comme le précédent livre, Le KGB à l’assaut du Tiers Monde utilise des identifications. Tout au long des chapitres construits autour des différentes zones d’expansion soviétique, les auteurs donnent les pseudonymes et, dans un certain nombre de cas, les noms des agents et des sources soviétiques. Mais les campagnes de désinformation, les « mesure actives » menées par le KGB sont également mentionnées et décrites. L’historien sait qu’on bâtit peu sur des « révélations » qui ont pourtant la faveur du grand public et des médias. Mais le repérage par les deux auteurs d’un grand nombre d’agents dont l’action est replacée dans le double contexte de l’URSS et du pays cible permet de prendre la mesure de ce qui n’a en fait jamais été étudié réellement, à savoir, la mise en œuvre de la politique extérieure soviétique. On connaissait celle-ci finalement de façon très superficielle, par les discours des dirigeants dont les inflexions idéologiques étaient censées marquer les évolutions de la diplomatie, par le repérage des moyens diplomatiques mis en œuvre dans divers pays. Cette approche, en l’absence de sources documentaires accessibles, privilégiait la diplomatie discursive et l’action du ministère des Affaires étrangères et laissait totalement dans l’ombre celle des services de renseignement extérieurs (KGB). Tout au plus n’était-elle évoquée que par une forme de kremlinologie spécifique au KGB, fondée sur les évolutions de carrière de ses principaux responsables. Les deux volumes des archives Mitrokhine permettent, pour la première fois, d’observer le KGB à l’œuvre tout au long de la guerre froide dans l’ensemble du monde. Le fait que Mitrokhine, officier du KGB, ait procédé dans la durée à une sélection – informée – de documents est un formidable atout pour la recherche sur l’Union soviétique : ce sont les agents et les « mesures actives » les plus importants qui sont valorisés. On peut donc penser que l’action du KGB fut plus ample encore. Ainsi, prend forme la para-diplomatie du KGB dont la mission était de propager la révolution dans le monde. Dès le congrès des peuples d’Orient de Bakou en 1920, l’URSS avait placé ses espoirs dans le monde colonisé. Mais le réalisme et les intérêts propres de la Russie avaient amené à la sanctuarisation de la Russie face aux puissances capitalistes et fascistes. C’est donc seulement après 1945 que l’Union soviétique victorieuse put véritablement passer de la théorie à la mise en œuvre pratique. Encore faut-il préciser, ainsi que le montrent Mitrokhine et Andrew, que le KGB ne se lança pleinement dans une action subversive dans le Tiers Monde qu’après la mort de Staline. L’arrivée de Khrouchtchev conjuguée à la maturation des mouvements nationaux et aux premières réalisations d’indépendance favorisa l’implication du KGB. À la différence du précédent livre, une trentaine d’années seulement est ici analysée. Il s’agit cependant de trois décennies marquées par un investissement sans précédent des services soviétiques. Le tiers-mondisme, le non-alignement et le choix de modèles socialistes de développement par de nombreux pays nouvellement indépendants, puis le début du terrorisme international dans les années 1970 ont offert autant de supports et d’occasions de rencontres entre l’URSS et le Tiers monde. Mitrokhine et Andrew parviennent sans difficulté à convaincre de leur thèse : l’URSS s’est très fortement consacrée à propager la révolution mondiale grâce au KGB à partir de la fin des années 1950. À la suite des auteurs, on peut même aller plus loin en reconnaissant que c’est sur ce terrain qu’ils ont remporté leur unique victoire contre les puissances occidentales et capitalistes. Que ce soit en Asie, en Amérique latine ou en Afrique, l’emprise des services soviétiques n’a cessé de croître. On est frappé à la lecture de cet ouvrage étonnant et parfois fascinant de constater que les soviétiques ont su recruter des sources souvent très bien placées dans les appareils d’État en formation des nouveaux pays post-coloniaux. L’habilité du KGB fut tout aussi nette au sein des mouvements nationalistes : ainsi Mitrokhine indique-t-il que Ouadi Haddad, militant du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) et principal responsable de l’extension du terrorisme en Europe dans les années 1970, fut recruté par le KGB au tout début des années 1970. Il en fut de même pour un proche conseiller d’Arafat, Hani el-Hassan. On relèvera la rapidité de ces pénétrations : en Occident, les « grands » agents avaient été recrutés très tôt, dès les années 1930 (les Magnificent Five de Cambridge ou même la modeste secrétaire Melita Norwood) ou à la fin de la Deuxième Guerre mondiale (le français Georges Pâques à Alger en 1944). Les soviétiques avaient « environné » avec talent des individus de rang divers dont ils pensaient qu’ils pourraient être bien plus tard des agents précieux. Dans le Tiers Monde, le KGB eut moins de temps pour planifier les recrutements mais n’eut pas moins de succès. Les services crurent longtemps, l’ouvrage est là encore très intéressant, à leur succès : des délégations du KGB étaient encore présentes en Afrique au début des années 1990 avec des objectifs inchangés, alors que la politique d’aide militaire et technique soviétique avait disparu. Mais Andrew et Mitrokhine ne présentent pas un organisme omniscient : les erreurs d’appréciation furent nombreuses, les auto-intoxications également ainsi que la crainte de présenter des analyses réalistes mais déplaisantes aux hiérarques. Les deux auteurs confirment ainsi que, dans les régimes idéologiques, les organes de renseignement sont souvent puissants et efficaces mais sont soumis à un devoir idéologique qui les amène parfois à commettre les plus grandes erreurs d’appréciation.

L’engouement pour l’étude de la Russie post-soviétique ne devrait pas faire oublier les gisements d’archives de l’époque antérieure et, en particulier, ceux des organes de renseignement. Les spécialistes, internationalistes, politistes ou historiens ont bien identifié les biais de ce type d’archives. En laissant de côté la pseudo-fonction ordalique des « révélations » à d’autres, les sciences sociales devraient s’intéresser à ce qui peut être tiré de l’étude du renseignement. La traduction des ouvrages d’Andrew et Mitrokhine et de mémoires offre aux chercheurs un matériau et des éléments d’analyse à prendre en compte. Les ouvrages antérieurs de Christopher Andrew, historien et internationaliste, ont été les premiers à inviter à la prise en compte de l’activité des organes de renseignement dans l’étude des relations internationales. Que ce soit sur les services britanniques (1985) [14] ou américains (1995) [15] , cet éminent universitaire, animateur d’un séminaire de réputation mondiale à Cambridge, a montré que ce fait ne pouvait plus être ignoré. Invitation à dépasser une approche des relations internationales fondée sur les seuls organes diplomatiques et sur la diplomatie officielle (fût-elle secrète [16] ), l’œuvre d’Andrew est également une invitation implicite à dépasser une approche de l’État et du politique qui se limiterait à ses seules manifestations publicisées.

Notes :

[1] Christopher Andrew et Vasili Mitrokhin, The Mitrokhin Archive II: the KGB and the World, Londres-New York, Allen Lane, 2005, 676 p. 

[2] Pavel Soudoplatov, Missions spéciales, Paris, Seuil, 1994, 611 p.

[3] Alexandre Feklissov, Confession d’un agent soviétique, Paris, Éditions du Rocher, 1999, 421 p.

[4] Oleg Kalugin, The First Directorate. My 32 Years in Intelligence and Espionage against the West, New York, St Martin’s Press, 1994, 374 p.

[5] .Sergueï Kostine et Éric Raynaud, Adieu Farewell, Paris, Robert Laffont, 2009, 430 p. Cf. Sébastien Laurent, « Adieu Farewell ? Histoire et histoires autour d’un épisode de la guerre froide. Note critique », Histoire@Politique. Politique, culture, société, http://www.histoire-politique.fr/index.php?numero=08&rub=comptes-rendus&item=227

[6] Christopher Andrew et Oleg Gordievsky, KGB: The Inside Story of its Foreign Operations from Lenin to Gorbachev, New York, Harper and Collins Publishers, 1990, 776 p. ; Christopher Andrew et Oleg Gordievsky, More ’instructions from the Centre’: Top Secret Files on KGB Global Operations, 1975-1985, Londres-Portland, F. Cass, 1992, 130 p. ; Christopher Andrew et Oleg Gordievsky, Comrade Kryuchkov’s Instructions: Top Secret Files on KGB Foreign Operations, 1975-1985, Stanford, Stanford University Press, 1993, 240 p. Le premier des trois ouvrages a été traduit en France (Le KGB dans le monde 1917-1990, Paris, Fayard, 1990, 755 p.).

[7] À la différence de Mitrokhine, il y eut, en France et aux États-Unis, à la suite des renseignements fournis par Vetrov, des expulsions et des arrestations au milieu des années 1980.

[8] Christopher Andrew et Vassili Mitrokhin, The Mitrokhin Archive. The KGB in Europe and the West, Londres, Penguin books, 2000 [1ère ed. : 1999], 995 p.

[9] Intelligence and Security Committee, The Mitrokhin Inquiry Report, June 2000. Rapport officiel publié par TSO et disponible sur : http://www.archive.official-documents.co.uk/document/cm47/4764/4764.htm

[10] Christopher Andrew et Vassili Mitrokhine, Le KGB contre l’Ouest 1917-1991, Paris, Fayard, 2000, 982 p.

[11] Cf. Thierry Wolton : Le KGB en France, Paris, Fayard, 1986, 310 p. ; Le Grand recrutement, Paris, Grasset, 1993, 397 p. ; La France sous influence : Paris-Moscou 30 ans de relations secrètes, Paris, Grasset, 1997, 506 p.

[12] Cf. Serge Wolikow (dir.), Une histoire en révolution ? Du bon usage des archives, de Moscou et d’ailleurs, Dijon, Éditions universitaires de Dijon, 1996, 315 p. ; et Sophie Coeuré, La Mémoire spoliée : les archives des Français, butin de guerre nazi puis soviétique (de 1940 à nos jours), Paris, Payot, 2006, 270 p.

[13] Cf. parmi d’autres : Sabine Dullin, Des hommes d’influences : les ambassadeurs de Staline en Europe, 1930-1939, Paris, Payot, 2001, 383 p. ; et Sabine Jansen, Pierre Cot : un antifasciste radical, Paris, Fayard, 2002, 680 p.

[14] Christopher Andrew, Secret Service. The Making of the British Intelligence Community, Londres, William Heinemann, 1985, 616 p.

[15] Christopher Andrew, For the Presidents Eyes Only. Secret Intelligence and the American Presidency from Washington to Bush, Londres, Harper Collins Publishers, 1995, 660 p.

[16] Christopher Andrew soutint en 1968 son Ph.D. sur le rôle de Delcassé dans la construction de l’Entente Cordiale.

Sébastien Laurent

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  • ISSN 1954-3670