Histoire@Politique : Politique, culture et société

Le dossier

La France face au dollar

Coordination : Robert Boyce et Olivier Feiertag

La France face au dollar : les chemins de la mondialisation au XXe siècle. Introduction

Robert Boyce, Olivier Feiertag
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Dans l’histoire des relations monétaires internationales au XXe siècle – donc dans l’histoire tout court –, le dollar occupe une place sans pareille. Ce point de vue est très répandu en France, mais il est également partagé par la plupart des pays du monde. Car le billet vert, qu’on le veuille ou non, est inséparable de « L’Amérique  dans les têtes [1]  ». Toute monnaie assurément est un signe et renvoie à une réalité politique et sociale. Le dollar, dans cette optique, est porteur tout à la fois du rêve et du cauchemar américains. Il apparaît, depuis au moins Georges Duhamel, comme le signal le plus explicite et le vecteur le plus efficace de l’américanisation du monde. Là réside, pour reprendre le mot célèbre de Valéry Giscard d’Estaing, ministre des Finances de De Gaulle, « l’exorbitant privilège » du dollar : monnaie nationale émise par le plus puissant État-nation du monde et, dans le même temps, monnaie internationale acceptée comme moyen de règlement sur toute la surface du globe [2] . Tout semble dit.

Le point de départ du dossier ici constitué est pourtant un peu différent. Depuis 1914, du déclenchement de la Première Guerre mondiale au passage à l’euro, la France a été confrontée à des défis militaires, économiques et politiques qui ont affecté sa position financière internationale. L’une des multiples conséquences de cette situation a été de mettre l’accent sur la faiblesse du franc et la puissance du dollar.

Méconnaissant les évolutions réelles de l’économie mondiale et des structures des échanges internationaux, beaucoup ont mal interprété la relation de causalité entre la force du dollar et la faiblesse du franc, et en ont fait porter la responsabilité sur les États-Unis. Le dollar est ainsi devenu une source de fréquentes controverses en France. À de multiples reprises, notamment en 1914-1918, en 1946-1954 et en 1958, la France a été contrainte d’emprunter outre-Atlantique ou de recourir à l’aide financière américaine, faisant craindre que les États-Unis ne retirent un avantage politique de la situation. À d’autres occasions, comme en 1926-1932, la France a dû rembourser les emprunts américains dans des circonstances polémiques. En d’autres occasions encore – les années 1920 et 1950-1960 –, le pays a été confronté à un afflux de dollars, sous forme d’investissements directs, qui a semblé affecter son indépendance entraînant la prise de contrôle de larges pans de son économie nationale et l’américanisation de ses entreprises par l’introduction des techniques du management américain. C’est l’un des aspects du « défi américain » dont Jean-Jacques Servan Schreiber fait un best-seller en 1967. Par deux fois au moins, en 1933 et en 1971-1973, la dévaluation du dollar a été préjudiciable à l’économie française et a fortement contraint les dirigeants politiques français. À plusieurs reprises, comme en 1923-1926, 1936-1938, 1945, 1948, 1953, 1957, 1958 et 1981-1983, la dépréciation ou la dévaluation du franc face au dollar a blessé l’amour-propre de la France. Et durant la plus grande partie de cette période, la force du dollar a semblé permettre aux Américains de se comporter en France comme en pays conquis. Une fois seulement, au cours des années 1960, la solidité du franc et la faiblesse du dollar ont permis à la France gaullienne d’envisager une politique de pression monétaire à l’encontre des États-Unis. De la même manière, le rôle de la France dans la politique d’unification monétaire européenne depuis les années 1980 n’a pas été exempt d’une volonté d’entamer la prédominance du dollar comme monnaie de réserve mondiale.

Cette histoire n’est donc pas seulement une question d’économie, mais aussi de politique. Elle touche, sans conteste, à l’identité et à la sécurité nationale de la France, ainsi qu’à sa culture puisque le dollar est devenu le symbole non seulement de la richesse américaine mais d’un ensemble de valeurs culturelles et même d’une civilisation. Pourtant, la relation précise entre les dimensions économiques, politiques et culturelles de cette histoire est loin d’être simple, comme les articles de ce dossier le montrent. Ainsi, par exemple, les historiens ont souvent affirmé que dans les années 1920, les crises de change du franc, révélatrices de la force internationale du dollar, sont inséparables de la montée de « l’antiaméricanisme ». L’analyse présentée ici montre que, si certaines critiques assimilaient, en effet, la force du dollar à l’impérialisme américain, l’affirmation que la France dans son ensemble est alors devenue anti-américaine est basée sur une utilisation très sélective de la preuve. Pour prendre un autre exemple, les historiens ont généralement admis que le retard avec lequel la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) a accordé un crédit en dollars à la France en mai 1947 s’expliquait largement par des considérations politiques, en particulier la participation des ministres communistes au gouvernement tripartite. L’analyse présentée ici souligne fortement, au contraire, la primauté des obstacles proprement économiques et administratifs. Un troisième exemple est la partie de bras de fer entre la France et les États-Unis sur le rôle du dollar dans le système de Bretton Woods. Là encore, la plupart des historiens acceptent l’idée que la politique de réforme française s’est fondée sur des objectifs majoritairement politiques ou même géo-stratégiques. L’analyse proposée ici confirme que, si les considérations politiques n’ont pas été totalement absentes, les responsables politiques et administratifs français ont réagi essentiellement aux leçons qu’ils ont tirées de leur histoire économique récente. À l’évidence, la relation qui relie une monnaie – fût-elle le dollar – à une logique politique n’est jamais simple ou à sens unique. Car la monnaie assume aussi – et avant tout – une triple fonction économique essentielle : d’étalon de la valeur, d’instrument des échanges et de réserve de valeur.

C’est pourquoi la portée de toutes les contributions ici réunies renvoie à une ambition plus vaste. L’histoire de la France face au dollar est inséparable, en dernière analyse, d’un certain modèle de société nationale dans un monde soumis depuis 1914 au moins à une mutation globale qu’on peut bien appeler la mondialisation. Avant 1914, le « franc germinal » était stable. Son poids d’or fin permettait de calculer par une simple règle de trois sa parité avec toutes les autres monnaies légalement rattachées à l’or dans le monde. Sur cette base, il fallait alors 5,18 francs pour acheter un dollar. La Grande Guerre a fait voler en éclat les chaînes d’or qui assuraient la stabilité du Gold Standard. Pire : elle a bouleversé la répartition du capital à la surface du globe. Les pays belligérants se sont endettés. La banque Morgan s’installe dès 1916 place Vendôme à Paris pour mener à bien les gigantesques crédits en dollars qu’elle consent à la France mobilisée dans la guerre totale. Les dettes interalliées, encore compliquées par le poids des Réparations exigées de l’Allemagne par le traité de Versailles, sont à l’origine de la politisation durable des relations financières internationales au XXe siècle. Elle révèle aussi, au sens photographique du terme, par-delà la coupure durable de l’espace du capital qu’introduit la naissance de l’URSS, la globalisation accélérée du monde induite par un conflit sans précédent qu’on commence alors à désigner comme « mondial ». Pour la France, comme d’ailleurs pour l’ensemble des économies européennes, le « défi américain » des années 1920 et 1930 ne doit pas masquer le défi nouveau de la « mondialisation » et la vulnérabilité nouvelle de la France dans un monde où les cartes de la puissance économique étaient fortement rebattues.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, la France a derechef été confrontée, en même temps que les autres grandes économies européennes, en particulier la Grande-Bretagne dont le déclin global de la livre sterling est dès lors inéluctable [3] , à la mise en place d’un nouveau régime des échanges économiques et des paiements internationaux. La période du « système monétaire international » de Bretton Woods combine ainsi, en un jeu qui est longtemps demeuré à somme positive, les logiques monétaires des différentes économies nationales à leur apogée et les dynamiques croissantes des forces de marché à l’échelle du monde. Cela est parfaitement illustré par la position de la France. Elle ne démantèle totalement son dispositif de contrôle des changes qu’à la fin des années 1980. Mais elle participe pourtant pleinement à la mobilité internationale du capital qui caractérise aussi les Trente Glorieuses, par exemple à travers l’explosion du marché des euro-dollars, c’est-à-dire ces dollars qui circulent partout dans le monde, hors du territoire national américain.

Brièvement, dans les années 1960, l’offre mondiale de dollars menace ainsi de dépasser la demande, ce qui incite les autorités françaises à tenter de réformer le compromis à l’origine de la convention internationale conclue en 1944 à Bretton Woods. Mais les États-Unis s’y opposent et le marché toujours grandissant de l’euro-dollar incite toujours plus les banques commerciales, en France comme dans les autres pays, à étendre leurs activités internationales, « hors bilan », en dehors du radar de contrôle de leur banques centrales nationales. Le 15 août 1971, le président américain, Richard Nixon, annonce au monde entier que le déficit de la balance des paiements américains, dramatiquement creusé par le coût de la guerre du Viet Nâm, le conduisait à suspendre sine die la convertibilité en or du dollar. Cette violation, en termes de droit international, du traité de Bretton Woods fait passer le monde dans un « non-système » monétaire international où les relations de change entre les monnaies flottent dès lors librement au gré de l’offre et de la demande sur les différents marchés des changes du monde.

Dans les années 1980, l’extraordinaire ascension du cours du dollar sur les marchés internationaux, provoquée par la hausse sans précédent des taux d’intérêt américains, suivie de sa baisse tout aussi spectaculaire, a dominé le paysage monétaire international. Cette évolution a directement affecté le yen qui n’est pourtant pas parvenu à accéder dans la période au statut de monnaie de réserve internationale. Mais elle a également eu pour conséquence de faire du deutsche mark l’ancre du système monétaire européen (SME). Dans les deux cas, le franc français en pâtit : trop fort le dollar ruine l’équilibre de la balance extérieure de la France, renchérissant en particulier la facture pétrolière, mais trop faible, il provoque un repli des capitaux internationaux sur le deutsche mark, affaiblissant tout autant la position relative du franc au sein de la grille de parités du SME. Cette impasse est révélatrice de la réalité désormais indéniable d’un marché financier parfaitement intégré à l’échelle du monde : les marchés financiers internationaux se sont fondus, notamment pour des raisons technologiques, en un marché financier global. L’histoire des fluctuations vertigineuses du dollar dans les années 1980, devant lesquelles le gouvernement américain lui-même doit reconnaître son impuissance, traduit en fait ce processus de mondialisation financière. C’est aussi ce constat, ajouté aux impuissances de la coopération monétaire européenne classique, qui est à l’origine de la conversion de la France à l’idée de l’unification monétaire européenne à la fin de la décennie 1980.

L’histoire des rapports conflictuels de la France au billet vert tout au long du XXe siècle montre ainsi que le problème principal n’était peut-être pas le dollar, ni même « l’impérialisme américain » ou encore le benign neglect des gouvernements des États-Unis. L’arbre risque une fois de plus de cacher la forêt. Les différentes contributions de ce dossier suggèrent, plus fondamentalement, qu’à travers les rapports difficiles de la France au dollar, c’est l’histoire de sa relation souvent problématique au reste du monde qui se donne à voir. Mais bien d’autres États-nations en Europe ou dans d’autres parties du monde partagent cette difficulté historique et entretiennent de la même façon un rapport très ambivalent au dollar. Pourtant, à lire les pièces de ce dossier, on peut aussi en tirer la leçon que l’histoire des rapports de la France au dollar correspond également à un processus d’apprentissage et confirme la capacité d’adaptation et d’innovation française. En d’autres termes, il apparaît en dernière analyse que la France, jusqu’à preuve du contraire, a su relever le défi de l’interpénétration croissante des économies nationales du XXe au XXIe siècle et de l’hyperpuissance concomitante de la « planète finance ». Dans cette optique, l’histoire des relations entre la France et le dollar depuis 1914 éclaire donc d’un jour quelque peu nouveau l’histoire, toujours en cours, de la mondialisation de la France.

Pour citer cet article : Robert Boyce et Olivier Feiertag, « La France face au dollar : les chemins de la mondialisation au XXe siècle. Introduction », Histoire@Politique. Politique, culture, société, n° 19, janvier-avril 2013 [en ligne, www.histoire-politique.fr].

Notes :

[1] Denis Lacorne, Jacques Rupnik et Marie-France Toinet, L’Amérique dans les têtes : un siècle de fascination et d’aversion, Paris, Hachette, 1991.

[2] Barry Eichengreen, Exorbitant Privilege. The Rise and Fall of the Dollar and the Future of the International Monetary System, Oxford, Oxford University Press, 2011.

[3] Catherine R. Schenk, The Decline of Sterling, Managing the Retreat of an International Currency, 1945-1992, Cambridge, Cambridge University Press, 2010.

Robert Boyce

Robert Boyce teaches international history at the London School of Economics and Political Science. A revised paperback version of his monograph, The Great Interwar Crisis and the Collapse of Globalization, will be published by Palgrave-Macmillan in 2011.

Robert Boyce enseigne l'histoire internationale à la London School of Economics and Political Science. Une version révisée de poche de son ouvrage, La Grande crise de l’entre-deux-guerres et l'effondrement de la mondialisation, sera publiée par Palgrave-Macmillan en 2011.

Olivier Feiertag

Olivier Feiertag est professeur d’histoire contemporaine à l’université de Normandie- Rouen. Il a publié récemment : Banques centrales à l’échelle du monde (avec Michel Margairaz eds) (Presses de Sciences Po, 2012). « Triffin et la construction monétaire européenne, une contribution à la rénovation du système monétaire international » (avec Eric Bussière), dans J.C. Koeune et A. Lamfallussy (eds), In Search of a New World Monetary Order (PIE Peter LAng, 2012).


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