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Dictionnaires politiques

Ouvrages | 15.05.2007 | Anne-Laure Anizan, Ludivine Bantigny
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 Cette série de quatre dictionnaires parus au même moment s’adresse au grand public et a été conçue dans la perspective des campagnes électorales de 2007.

Serge Cosseron, Dictionnaire de l’extrême gauche
Paris, Larousse, Coll. « À présent », 2007, 288 p.

Hélène Hatzfeld, Julian Mischi et Henri Rey (dir.), Dictionnaire de la gauche
Paris, Larousse, Coll. « À présent », 2007, 288 p.

Xavier Jardin (dir.), Dictionnaire de la droite
Paris, Larousse, Coll. « À présent », 2007, 264 p.

Erwan Lecœur (dir.), Dictionnaire de l’extrême droite
Paris, Larousse, Coll. « À présent », 2007, 310 p.

Cette série de quatre dictionnaires propose d’apporter des réponses aux questions que se pose le citoyen sur la vie politique française des débuts du 21ème siècle.

La structure des ouvrages est identique ce qui contribue à assurer la cohérence de la collection. Une introduction problématisée d’une vingtaine de pages, déclinée sous la forme de « questions », présente les enjeux propres à chaque volume. Puis un chapitre d’une dizaine de pages intitulé « Temps forts » retrace les grands moments de l’histoire de chacune des tendances. Vient ensuite le dictionnaire à proprement parler avec des entrées classées par ordre alphabétique, comme il se doit, d’une longueur variable suivant l’importance accordée au sujet. En fin d’ouvrage, sont proposés une bibliographie indicative d’une vingtaine à une quarantaine de titres parmi les classiques académiques portant sur chaque famille et un utile index qui autorise des recherches dans plusieurs notices, de manière transversale.

Depuis plusieurs années, fleurissent les dictionnaires historiques thématiques portant sur la période contemporaine qui, bien souvent, entendent aussi couvrir l’histoire du temps présent. Cette série-là, entreprise de politistes plus que d’historiens, adopte la démarche inverse. Les questionnements qui ont fait surgir les entrées sont ceux du temps présent, mais les auteurs ont estimé que l’histoire devait être convoquée pour permettre une meilleure compréhension des phénomènes et éclairer les discours politiques. Les notices abordent donc la vie politique française de 2007 dans toute sa diversité. Elles s’intéressent au rôle des individus et dressent par conséquent les portraits des principaux acteurs du débat actuel. Elles portent aussi sur les organisations engagées dans la campagne (les partis et leurs courants, les syndicats, d’autres associations), sur le rôle de certains organes de presse dont elles présentent des monographies. Sont également évoquées des personnalités de premier plan, les ombres portées d’événements marquants, la place dans le débat de telle ou telle entreprise d’ordre plus intellectuel mais ayant marqué un moment politique et la mémoire collective. Enfin, un autre type d’entrée porte cette fois sur des notions considérées comme structurantes, qu’elles soient identitaires dans le modèle républicain français ou dans telle ou telle mouvance politique, ou bien au contraire qu’elles jouent le rôle d’épouvantails.

Dans cet ensemble, le ton le plus empathique est celui qu’emprunte le Dictionnaire de l’extrême gauche, dont l’auteur, Serge Cosseron, est « né à la politique dans la mouvance de Socialisme ou Barbarie ». Cela n’ôte rien à sa rigueur mais permet d’éviter quelques schémas simplificateurs habituellement consacrés : le léninisme se distingue bien ici du stalinisme ; l’entrisme est présenté comme une tactique qui se pratique le plus souvent « à drapeau déployé », à la différence de l’infiltration masquée ; l’antisionisme est nettement différencié de l’antisémitisme ; la diversité des expressions théoriques est respectée, tandis qu’est soulignée la stabilité du projet révolutionnaire. Les difficultés et ambiguïtés (qu’est-ce que cet « autre monde » possible ?) ne sont pas, elles non plus, passées sous silence. Enfin, les tactiques et stratégies d’organisation sont observées avec intérêt : front unique, choix d’utiliser ou non Internet et la tribune électorale… Tout au plus relèvera-t-on quelques erreurs sur la politique de certains petits groupes, qu’ils soient anarchistes, trotskistes ou marxistes-léninistes (maoïstes). On constatera aussi (cela tient-il au positionnement de l’auteur ou aux caractéristiques propres aux organisations décrites ?) que, de tous les courants d’extrême gauche évoqués, le « lambertisme » (OCI-PCI, actuel parti des Travailleurs) est présenté avec le plus de sévérité.

L’extrême droite est davantage analysée au prisme de son rapport à la violence, symbolique et physique, qui se traduit dans l’usage des mots comme armes (« Ripoublique », « sidaïque », « fédérastes »…), la mythologie du complot, les slogans (« tous pourris ») et les insultes (« sarkophage »), la stigmatisation (celle qui frappe les immigrés et les homosexuels), jusqu’aux « dérapages » en général très maîtrisés. Les dichotomies simplistes y sont mises en évidence (tel le « nous/eux ») et leurs tentatives de dépassement scrutées elles aussi (ainsi du « ni droite ni gauche mais d’en bas » récemment lancé par Marine Le Pen). Quelques notions-clefs de l’argumentation populiste font l’objet de développements précis, comme le « bon sens » des « bons Français », ou l’argent patriote opposé à l’argent « apatride » du « capital anonyme ». L’on y saisit bien évolutions et repositionnements, vis-à-vis des États-Unis notamment, devenus le nouvel ennemi à l’échelle internationale depuis 1989, et de la démocratie. Enfin, les pratiques y sont observées sous l’angle de l’« activisme », préféré ici à l’entrée « militantisme ».

Dans tous les cas, une connaissance fine et précise des réseaux, cercles et familles, est belle et bien à l’œuvre, extrême gauche et extrême droite apparaissant comme des nébuleuses dont il s’agit d’identifier les ramifications. Les comportements militants s’éclairent à l’aune de leur ritualisation, dans les cas de la fête, de la commémoration ou de la manifestation. À cet égard, des usages tout récemment apparus ne sont pas oubliés (les « casseurs de pub » et même l’« entartage »…).

Quelques interrogations demeurent : l’usage du terme « génération » convient-il encore lorsqu’on l’applique, comme le fait Serge Cosseron, à « la génération 2005 », celle des cités de banlieues, ou à « la génération 2006 », celle des anti-CPE ? Ne faudrait-il pas réserver la notion à ce qui rapproche ces groupes sociaux, à ce qui leur donne sens et cohérence, dans la mobilisation et le refus ? Dans le Dictionnaire de l’extrême droite, certaines entrées étonnent, la notice « Jacques Chirac » en particulier : une sympathie pour le maintien de l’Algérie française, pendant le conflit, l’appel de Cochin et la sortie sur « le bruit et l’odeur » valaient-ils qu’il y trouvât place, fût-ce aussi comme « principal ennemi à abattre » ? On s’interroge aussi, dans le même ouvrage, sur la pertinence d’une entrée « Pym Fortuyn », la présence du leader néerlandais tranchant dans un ensemble globalement franco-centré.

Le Dictionnaire de la gauche entend d’abord cerner l’identité et les programmes. Il évoque un certain nombre de notions qui, ayant historiquement suscité des prises de positions communes, ont contribué à l’emploi du singulier pour désigner cette famille. La lutte ouverte contre le capitalisme, économie de marché et la défense du socialisme, s’est muée progressivement en une critique du capitalisme qui prend des allures très différentes suivant les partis et leurs courants. Le rôle que doit jouer l’État dans la société française, l’idéal d’un vaste service public, ont longtemps rapproché les partis de gauche, mais sont, à la fin du 20ème siècle, devenus « point de discorde » en raison notamment de « l’implication forte des gouvernements socialistes dans la construction européenne ». Si la laïcité a soudé la gauche, elle devient objet de débat à l’aube du 21ème siècle lorsque s’opposent deux conceptions : « ouverte », reposant « sur l’acceptation de la diversité culturelle », ou « laïciste », s’attachant « à préserver la sphère publique commune de toute immixtion du religieux ». Les débats de société ayant marqué la deuxième moitié du 20ème siècle font l’objet de notices aussi variées que celles portant sur féminismes, travail des femmes et parité, homosexualité ou homoparentalité, insertion, intégration, discrimination positive et droit de vote des étrangers. Les questions relatives à l’environnement sont envisagées par des analyses des prises de position sur le développement durable et les OGM. Les questions économiques ayant suscité ces dernières années des mobilisations de grande ampleur sont évoquées : retraites, trente-cinq heures, CPE/CNE... Des entrées analysent en quoi des événements ou des personnalités ayant marqué l’histoire de la gauche européenne ont ou non favorisé des réorientations au sein de l’hexagone : Bad Godesberg, le modèle scandinave, Tony Blair et le blairisme. Enfin, les notices du type alter mondialisme ou Programme commun participent à la réflexion sur l’éclatement d’une gauche régulièrement animée d’un souci de s’unir.

Les auteurs de ce volume portent ensuite un intérêt tout particulier aux structures de la vie partisane et aux réseaux de soutiens dont les partis bénéficient. Ils réservent par exemple des entrées aux termes éléphants, adhérents, militants et sympathisants. L’approche apparaît d’autant plus pertinente qu’elle est inscrite dans une perspective historique qui permet à la fois de montrer la précocité de la gauche à choisir ce mode d’organisation, de poser le problème d’une crise du militantisme dans le second 20ème siècle ainsi que d’évoquer les concurrences de nouveaux réseaux associatifs. Le rapport entre partis et syndicats est aussi bien étudié, non seulement sous sa forme générique, mais encore dans toutes ses nuances, y compris celles des syndicats étudiants. Il est appréciable que les auteurs aient choisi d’évoquer d’autres soutiens extra-partisans qui contribuent au rayonnement des forces politiques. Des regroupements citoyens manifestant régulièrement leur proximité avec les partis de gauche sont également présentés, la Ligue de l’enseignement ou celle des droits de l’homme, et dans une perspective plus contemporaine Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP), SOS Racisme ou le mouvement Ni putes ni soumises. L’influence que peuvent avoir les intellectuels de gauche, des personnalités tels Pierre Bourdieu et Michel Foucault, ou une revue comme Esprit, sur les débats au sein de la gauche est bien analysée. Le volume n’omet pas l’histoire et l’actualité de l’engagement d’organes de presse grand public tels L’Humanité, Libération, Le Nouvel Observateur, leur capacité à se faire caisse de résonance des prises de position des grands partis, mais aussi à évoquer les débats internes. Le thème de la culture de la gauche, présent dans les notices portant sur de grandes notions structurantes de la pensée politique, est aussi évoqué, avec celui des sociabilités et des comportements politiques.

L’ouvrage se révèle donc foisonnant. On regrettera cependant qu’un dictionnaire qui a l’ambition d’inscrire son propos dans une perspective historique ait pratiquement fait l’impasse sur la question du radicalisme auquel il ne consacre que deux entrées correspondant à son aspect le plus contemporain : parti radical de gauche et Christiane Taubira. Rien en revanche sur l’histoire du radicalisme, pas même dans la partie introductive qui fait d’ailleurs débuter l’histoire de la gauche au Front populaire. Dans des notices comme celles portant sur la Ligue des droits de l’homme ou celle de l’Enseignement les liens initiaux avec le parti radical sont tus et ces organisations ne sont historiquement présentées que comme liées au parti socialiste. Pour l’historien, la méthode qui conduit à ces raccourcis apparaît surprenante. Certes, la répartition actuelle des forces politiques qui est à l’origine des analyses de ce volume, la faiblesse à gauche des représentants du radicalisme aujourd’hui, justifient qu’une part peu importante soit réservée à cette famille. Mais pas au point d’aboutir à une surprenante occultation et à faire débuter l’histoire de la gauche avec celle de l’exercice du pouvoir par les socialistes. Le chapitre « Temps fort » de l’introduction est ainsi construit suivant un schéma téléologique conduisant à expliquer comment le parti socialiste devient un parti de gouvernement appelé à conduire, à la fin du 20ème siècle, le jeu de l’alternance.

Les auteurs du Dictionnaire de la droite annoncent dès l’introduction avoir adopté une problématique en termes de continuité/rupture. Néanmoins, ce volume s’inscrit dans une perspective historique moins longue que ne le fait celui de la gauche : les partis de droite actuels ayant été fondés beaucoup plus récemment que les grands partis de gauche, les références au passé sont plus contemporaines. Certes, dans l’introduction, les auteurs présentent la trilogie classique orléanisme, bonapartisme, légitimisme, et les discussions qu’elle a suscitées pour l’analyse de la vie politique du second 20ème siècle. Mais la droite française à laquelle s’intéressent les auteurs est exclusivement celle de la Cinquième République et le gaullisme constitue la référence historique à partir de laquelle est surtout pensée la structuration de cette famille puis, à la toute fin du 20ème siècle, ses restructurations. La création de l’Union pour un mouvement populaire (UMP), fruit d’une volonté de large rassemblement de la droite, conduit les auteurs à conclure à une apparente prééminence gaulliste. Ils s’interrogent sur la pertinence de cette référence. N’est-elle pas devenue « quasi mythique pour la droite », alors même que « le libéralisme s’est progressivement imposé comme une référence idéologique centrale » et que le candidat porté par l’UMP pour l’élection présidentielle de 2007 prône un discours appelant à un changement radical ? Ils en viennent à conclure que la spécificité de la droite française dans le paysage européen s’estompe. L’« européanisation » de cette droite touche selon eux les clivages qui la divisent aujourd’hui : « UDF cherchant à retrouver le sens profond, fédéral, du projet européen », « UMP totalement acquise au libéralisme européen » et « MPF souverainiste et patriote ».

Dans sa partie dictionnaire, l’ouvrage revient sur les frontières de la droite évoquées dans les notices sur les différents partis ou tendances qui la constituent. On remarque particulièrement l’entrée « Centre » qui s’interroge sur l’usage métonymique du terme. Le dictionnaire présente également avec une grande clarté les thèmes principaux qui structurent les discours de la droite, même si l’on regrette que le passé ne soit pas toujours convoqué comme élément d’explication. Les notices libéralisme, croissance, chômage, dérégulation, trente-cinq heures ou encore mondialisation présentent les différents aspects des programmes économiques proposés par les partis de droite depuis les années 1980. Les questions sociales sont abordées notamment sous la forme d’études des discours sur le déclin, ou la panne de l’ascenseur social analysés sous un angle très contemporain, alors que celles portant sur la famille ou les femmes sont ancrées dans une histoire longue de plus d’un siècle. L’entrée sécurité envisage un thème « porteur pour la droite » mais, comme les notices sur les banlieues ou l’immigration, elle ne fait pas remonter la réflexion au-delà de l’année 2002. L’étude sur colonisation et décolonisation offre cette fois un panorama des positions de la droite sur près de cent cinquante ans. Le rapport à l’Europe, dont les auteurs montrent que depuis les années 1950, plus que n’importe quel autre enjeu, il a suscité au sein de la droite française « questionnements, déchirements et finalement reclassements » est envisagé dans les entrées construction européenne, souverainisme, traité constitutionnel européen ou encore Turquie.

Dans ce volume, les auteurs s’intéressent également aux structures de la vie partisane et à la sociologie électorale. Ils montrent que, contrairement aux idées reçues, le souci de la mobilisation militante est, depuis la création du Rassemblement du peuple français (RPF), aussi présent à droite. La question du financement des partis permet de faire le point sur la législation en vigueur, d’évoquer aussi les affaires politico-judiciaires. Les clubs et fondations sont présentés comme des « structures de rencontre et de débat » dans lesquelles s’est élaborée la politique de la droite tant que les organisations partisanes n’étaient pas suffisamment solides. Les auteurs insistent ensuite sur le rôle qu’ils ont joué, parallèlement à la mobilisation militante, dans la restructuration de la droite, à partir des années 1970. Dans l’entrée armée, les auteurs, reprenant la formule de Raoul Girardet, se demandent si la grande muette est de droite et, pour répondre à cette interrogation, plongent jusqu’au 19ème siècle. Celle sur les intellectuels de droite distingue deux périodes : la première, débutant avec la Révolution française, est caractérisée par un attachement des clercs à la trilogie « tradition, liberté, nation », la seconde, depuis 1945 et la disqualification des nationalistes, se traduit par l’émergence d’intellectuels soudés par l’anticommunisme, l’atlantisme et le libéralisme politique.

Le Dictionnaire de la droite permet d’éclairer les débats politiques très contemporains et facilite la lisibilité des engagements à droite au début du 21ème siècle. L’objectif d’information du citoyen est donc atteint. L’historien regrettera sans doute un déséquilibre entre les notices, certaines prenant en compte la dimension historique des thèmes étudiés et ceci parfois y compris sur le long terme, alors que d’autres s’en tiennent à l’actualité. Celui qui travaille sur la Cinquième République pourra néanmoins y glaner au fil des entrées d’intéressantes analyses permettant de souligner la pérennité de certains phénomènes ou au contraire l’impulsion de mouvement de rupture.

Malgré les quelques regrets formulés, la publication de ces quatre volumes se révèle une entreprise originale et très certainement utile. Elle permet, pour une somme modique, d’avoir dans sa bibliothèque des ouvrages conçus par des équipes de chercheurs spécialistes de la vie politique française d’hier et d’aujourd’hui. Le choix d’adopter le singulier, pour chacun des titres de la collection, n’a pas conduit les auteurs à présenter une vision simplificatrice et unificatrice des familles politiques. Dans chaque volume, comme on l’aura compris, les nuances et les divergences sont clairement présentées ainsi que les tentatives de rapprochement. Loin d’une certaine agitation médiatique qui accorde plus d’importance au dernier sondage qu’au fond des débats, cet ensemble offre bien des clefs de compréhension pour décrypter les enjeux de 2007. Le pari de donner du sens par la mise en perspective historique est souvent réussi. Les questionnements des politistes sur la forme de la vie politique actuelle ne sont pas non plus sans suggérer de nouvelles réflexions à l’historien. Il existe donc bien des vertus à ce type d’ouvrage qui encourage la pluridisciplinarité et le croisement des approches. Saluons enfin la rédaction soignée d’un texte en général très clair et sans jargon. Signe que l’on peut être à la fois ambitieux et se mettre à la portée de tous.

Anne-Laure Anizan, Ludivine Bantigny

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  • ISSN 1954-3670