Histoire@Politique : Politique, culture et société

Le dossier

Les entourages des chefs de l'Etat de Mac-Mahon à Valéry Giscard d'Estaing

Coordination : Gilles Le Béguec et Christine Manigand

Les cabinets de Georges Pompidou à Matignon et à l’Elysée (1962-1974)

Sabrina Tricaud, Emilie Willaert
Résumé :

L’entourage de Georges Pompidou, à la différence de celui du général de Gaulle, a peu suscité l’intérêt des historiens, peut-être parce que Georges Pompidou fut d’abord membre de (...)

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L’entourage de Georges Pompidou, à la différence de celui du général de Gaulle, a peu suscité l’intérêt des historiens. Rares sont les travaux qui lui sont consacrés [1] , peut-être parce que Georges Pompidou fut d’abord membre de l’entourage du général de Gaulle, président du Conseil de la IVe République puis premier président de la Ve République. Ce dernier le choisit comme directeur de cabinet de juin 1958 à janvier 1959 [2] , pour ses qualités, mais aussi pour ses relations et ses réseaux. Georges Pompidou a joué un rôle important dans la composition du cabinet du Général en 1958, et les membres du cabinet lui sont très liés [3] . Il y a ainsi des similitudes et des éléments de continuité dans la composition des entourages gaullien et pompidolien, mais aussi des différences, des évolutions, des adaptations, mises en évidence par l’étude des cabinets civils de Georges Pompidou, Premier ministre d’avril 1962 à juillet 1968, puis président de la République (1969-1974) [4] . Les archives orales de l’Association Georges Pompidou, qui a interrogé plus de la moitié des collaborateurs de Georges Pompidou à Matignon et à l’Élysée [5] , sont particulièrement riches sur le fonctionnement des cabinets, leur organisation, les relations entre le cabinet et les différents ministères, entre Georges Pompidou et ses collaborateurs. Elles sont utilement complétées par d’autres sources, comme les mémoires des anciens membres des cabinets, et les données des dictionnaires biographiques.

Organisation et fonctionnement des cabinets de Georges Pompidou

Du cabinet de Georges Pompidou Premier ministre au Secrétariat général de l’Élysée sous sa présidence, on constate une stabilité des structures et des hommes. À Matignon, le cabinet du Premier ministre compte une vingtaine de personnes et son organisation évolue peu entre 1962 et 1968 : hors hiérarchie, Olivier Guichard est chargé de mission auprès du Premier ministre ; Georges Pompidou est secondé par un directeur de cabinet (Jean Donnedieu de Vabres, puis François-Xavier Ortoli et enfin Michel Jobert), cinq à six conseillers techniques, une dizaine de chargés de mission, un chef de cabinet (Jacques Périlliat auquel succède Anne-Marie Dupuy), et un chef de secrétariat particulier (Madeleine Négrel). Au Secrétariat général de la présidence de la République, Georges Pompidou travaille avec une trentaine de collaborateurs. Mais, à la différence de son prédécesseur Charles de Gaulle, Georges Pompidou ne distingue plus, dans l’organigramme officiel, le « cabinet » du président de la République et le Secrétariat général de l’Élysée. D’après les différents témoignages de ses membres, Georges Pompidou refusait l’usage du terme de « cabinet » à l’Élysée, qui renvoyait, dans son esprit, à l’entourage du Premier ministre. Cependant, l’organigramme du Secrétariat général comporte bien un « chef de cabinet » en la personne d’Anne-Marie Dupuy, puis de René Galy-Dejean. En réalité, ce chef de cabinet s’occupe essentiellement de l’agenda présidentiel, le rôle majeur étant celui du Secrétaire général de l’Élysée, poste occupé par Michel Jobert de 1969 à 1973, puis par Édouard Balladur. Comme à Matignon, la structure du Secrétariat général est stable entre 1969 et 1974, avec Pierre Juillet, hors hiérarchie, chargé de mission auprès du président de la République, un secrétaire général, un secrétaire général adjoint (Édouard Balladur de 1969 à 1973 puis Jean-René Bernard), un chef de cabinet, un chef de secrétariat particulier (Madeleine Négrel), huit à dix conseillers techniques et une dizaine de chargés de mission, sans oublier l’état-major particulier du Président Pompidou, dirigé successivement par Jean Deguil, ancien chef du cabinet militaire de Georges Pompidou à Matignon, puis par Michel Thénoz [6] .

Comme dans les autres cabinets ministériels, les cabinets de Georges Pompidou à Matignon et le Secrétariat général de la présidence de la République de 1969 à 1974 sont organisés de façon hiérarchique. À la tête du cabinet se trouve le directeur de cabinet, qui a un rôle d’animation [7]  ; à l’Élysée, c’est le Secrétaire général, qui a pour mission « de filtrer et d’instruire [8]  ». Le chef de cabinet est en charge de la gestion interne du cabinet, de son organisation matérielle et pratique, ainsi que de l’agenda du Premier ministre (puis du Président), et de ses déplacements. Les conseillers techniques sont secondés par des chargés de mission, en général plus jeunes, qui peuvent exercer leur fonction à mi-temps [9] . Conseillers techniques et chargés de mission voient peu le Premier ministre, encore moins le Président. Seul le directeur de cabinet, et par la suite les secrétaires généraux de l’Élysée, voient Georges Pompidou quotidiennement. À Matignon, chaque matin, se tenait une réunion dans le bureau du Premier ministre : « Chaque matin depuis 1963, raconte Michel Jobert, j’assistais à la réunion que Georges Pompidou tenait sans hâte dans son bureau. Membres de son cabinet ou spécialistes de l’information, nous commentions à notre tour les nouvelles et recevions quelques directives. La séance était longue. Elle était pour le Premier ministre une façon de réfléchir en lui-même, sans qu’il y parût. Mais la hâte et la nervosité n’était jamais de mise [10] . » Au Secrétariat général de l’Élysée, l’accès au Président est plus difficile ; cependant il est fréquent que Georges Pompidou s’entretienne en particulier avec un de ses collaborateurs, comme en témoignent ses agendas [11] , pour préparer un comité interministériel, une réunion avec les partenaires sociaux ou une intervention publique… Néanmoins, l’essentiel du travail de cabinet consiste en la rédaction de notes, que Georges Pompidou lisait attentivement. Il les annotait systématiquement, d’un simple « vu » ou plus longuement ; elles constituent une source précieuse pour l’historien car permettent de connaître l’opinion du président de la République sur certains dossiers.

Ces liens de subordination sont complétés par une organisation horizontale. Les collaborateurs se répartissent en plusieurs pôles d’activités, selon leurs domaines de compétences : à l’Élysée, on distingue ainsi les conseillers diplomatiques (Jean-Bernard Raimond, Jean-Louis Lucet par exemple), le « cabinet politique » (Pierre Juillet et Marie-France Garaud), la cellule économique (dirigée par Jean-René Bernard, secondé par le chargé de mission Jean Daney de Marcillac), les conseillers en charge de l’information (tels Simonne Servais, Denis Baudouin ou Jacques Godfrain), le pôle social avec Édouard Balladur et François Lavondès. Les conseillers techniques doivent informer le Premier ministre ou le Président de l’activité gouvernementale du ministère qu’ils suivent (ils assistent aux comités ministériels), préparent les prises de position et les interventions publiques de Georges Pompidou. Il est difficile d’apprécier leur influence dans le processus décisionnel, a fortiori sur Georges Pompidou lui-même [12] . Si leur rôle d’information et de collaboration est évident, ils n’ont pas de pouvoir décisionnel. Ils ont en revanche un important rôle de coordination de l’action gouvernementale. À Matignon, comme à l’Élysée, les collaborateurs de Georges Pompidou « marquent », selon la métaphore sportive, leurs homologues des différents ministères, contactent par téléphone ou rencontrent les directeurs de cabinets, les conseillers techniques des différents ministres : les conseillers techniques de l’Élysée, de Matignon et des ministères fonctionnent comme « une sorte de franc-maçonnerie [13]  ». L’interconnexion entre les différents réseaux de collaborateurs est également mise en évidence par la désignation, au poste de Secrétaire général du Comité interministériel pour les questions de coopération économique européenne (SGCI), d’un des proches collaborateurs de Georges Pompidou, Jean-René Bernard. Cet ancien conseiller technique au cabinet de Pierre Sudreau, ministre de l’Éducation nationale, est nommé chargé de mission au cabinet de Georges Pompidou de 1962 à juillet 1968. En 1967, il devient Secrétaire général du SGCI et occupe cette fonction jusqu’en 1977, tout en travaillant auprès du Premier ministre, puis du Président Pompidou comme conseiller technique chargé des affaires économiques et financières au Secrétariat général de l’Élysée. Cette pratique n’est pas propre à Georges Pompidou : Jean Dromer était déjà secrétaire général adjoint (1963-1966) puis secrétaire général du SGCI (1966-1967) sous la présidence du général de Gaulle, en même tant que conseiller technique au secrétariat général de l’Élysée (1964-1967). Durant les septennats de François Mitterrand, Elisabeth Guigou occupe la double fonction de secrétaire générale du SGCI de 1985 à 1990 et de conseiller technique (1982-1988) puis de chargé de mission (1988-1990) auprès du président de la République. Les influences sur le processus décisionnel proviennent donc d’un faisceau de réseaux, dont les cabinets ministériels sont le principal rouage, à la fois réceptacles et synthétiseurs d’informations.

Les hommes et les femmes des cabinets de Georges Pompidou

Soixante-dix hommes et femmes ont travaillé aux côtés de Georges Pompidou entre 1962 et 1974, avec une certaine stabilité et fidélité du personnel : environ un quart (seize membres sur soixante-dix) l’ont accompagné à Matignon et à l’Élysée. Ce groupe de fidèles collaborateurs, réunissant Michel Jobert, Édouard Balladur, Pierre Juillet, Henri Domerg, Marie-France Garaud, Anne-Marie Dupuy, Simonne Servais, ou encore René Galy-Dejean, s’est constitué à Matignon, et a suivi Georges Pompidou au Secrétariat général de la présidence de la République, après avoir composé l’essentiel de son équipe de campagne lors des élections présidentielles de 1969 [14] . Comme pour ses réseaux et cercles d’amis, Georges Pompidou a élargi et adapté son entourage aux différentes fonctions qu’il a occupées tout en conservant un « noyau dur » de proches collaborateurs avec lesquels il a l’habitude de travailler depuis de nombreuses années.

La composition des cabinets de Georges Pompidou est dans l’ensemble conforme à celle des autres cabinets ministériels. Plusieurs de ses collaborateurs ont d’ailleurs travaillé dans d’autres cabinets ministériels, sous la IVe ou au début de la Ve République, avant de le rejoindre à Matignon. Michel Woimant, énarque, a été conseiller technique au cabinet d’Edgar Pisani ministre de l’Agriculture (1962-1965), puis au cabinet de Charles Chambrun, secrétaire d’État au Commerce extérieur (1966-1967). Il est recruté comme chargé de mission à Matignon de 1967 à 1969 (d’abord aux côtés de Georges Pompidou, ensuite auprès de Maurice Couve de Murville), puis comme conseiller technique pour les questions agricoles au Secrétariat général de la présidence de la République (1969-1973). Jean Donnedieu de Vabres, conseiller d’État, a été chargé de mission au cabinet de Charles de Gaulle, président du Gouvernement provisoire de la République française de 1944 à 1946, de même que Georges Pompidou était à l’époque chargé de mission auprès du Général. Sous la IVe République, il est directeur de cabinet de Pierre July, ministre des Affaires marocaines et tunisiennes de février à octobre 1955 ; de 1958 à 1960, il occupe à nouveau cette fonction dans le cabinet de Pierre Guillaumat, ministre des Armées, avant d’être nommé directeur de cabinet de Georges Pompidou d’avril à novembre 1962, puis secrétaire général du Gouvernement de 1964 à 1974. La formation de l’entourage pompidolien s’inscrit dans la continuité de l’entourage gaullien, et plus largement, des cabinets ministériels de la IVe République. La plupart des membres des cabinets de Georges Pompidou ont fait des études juridiques, sont passés par l’Institut d’études politiques, et/ou sont diplômés de l’École nationale d’administration (vingt-sept collaborateurs soit 38 % de l’échantillon considéré sont énarques, ce qui consacre les débuts de l’énarchie). Il s’agit principalement de hauts fonctionnaires et de membres des grands corps de l’État : préfets et sous-préfets (21 % des membres des cabinets de Georges Pompidou sont issus du corps préfectoral tels Gilbert Carrère, Jacques Corbon, Claudius Brosse), diplomates (Jean-Louis Lucet, Gabriel Robin), ingénieurs des mines (René Montjoie), polytechniciens (Jean Daney de Marcillac, Bernard Ésambert), membres de la Cour des comptes (Jacques Chirac, Michel Jobert) et du Conseil d’État (Édouard Balladur, François Lavondès, Philippe Séguin), inspecteurs des Finances (Jean-René Bernard, François-Xavier Ortoli, Pierre Estéva).

La composition des cabinets de Georges Pompidou reflète une pluralité des filières de recrutement et des réseaux sollicités, conforme à celle qu’il mit en œuvre pour le cabinet du général de Gaulle en juin 1958 [15] . Outre les membres des grands corps d’État, Georges Pompidou puise dans le vivier gaulliste pour constituer son équipe, avec des gens qu’il a connus au temps du Rassemblement du peuple français ou lorsqu’il fut directeur de cabinet du Général : plusieurs membres des cabinets de Georges Pompidou sont des personnalités de l’entourage du Général et ont été au cabinet du premier Président de la Ve République : Simonne Servais, chargée de mission à la présidence du Conseil en 1958-1959 ; Gilbert Masson, chargé de mission au cabinet du Général de septembre 1968 à avril 1969, de même que Gilbert Carrère, chargé de mission au Secrétariat général de la présidence de la République de juin 1967 à mai 1968. Tous trois ont travaillé comme conseiller technique ou chargé de mission au Secrétariat général de la présidence de la République sous Georges Pompidou. Les liens familiaux et amicaux constituent une autre filière de recrutement : Henri Domerg, conseiller de Georges Pompidou pour les questions d’éducation à Matignon puis pour les affaires culturelles à l’Élysée, est le beau-frère de Georges Pompidou. L’entrée de Michel Jobert au cabinet de Georges Pompidou illustre la variété des filières et l’imbrication des réseaux : en 1963, François-Xavier Ortoli, directeur de cabinet de Georges Pompidou, tombe malade et est alité pendant une dizaine de jours par une forte grippe. Le Premier ministre cherche dans l’urgence quelqu’un pour le suppléer. C’est à cette occasion que Michel Jobert est entré au cabinet de Georges Pompidou comme directeur-adjoint [16] . Michel Jobert connaissait François-Xavier Ortoli, dont il avait été le camarade de promotion à l’ENA (promotion Croix de Lorraine 1947-1948). Il connaissait également Olivier Guichard, rencontré à l’IEP. Enfin, il était lié d’amitié avec le beau-frère de Georges Pompidou, François Castex, qui avait été son camarade d’internat à Meknès. Jobert avait par ailleurs travaillé dans les cabinets ministériels sous la IVe République, au cabinet de Paul Bacon au Travail et à la Sécurité sociale, au cabinet de Pierre Abelin aux Finances, au cabinet de Pierre Mendès France président du Conseil, et comme directeur de cabinet de Robert Lecourt, ministre d’État en 1959-1961. La diversité des réseaux dont sont issus les collaborateurs de Georges Pompidou se traduit dans la variété de leurs horizons politiques : outre les gaullistes « historiques » tels Pierre Juillet, ancien membre du RPF ou Simonne Servais, le cabinet compte des mendésistes (Michel Jobert, Bernard Ésambert), des radicaux tels Jean Duport [17] , et des centristes, tels Denis Baudouin [18] .

La pérennité de l’entourage pompidolien

Le départ de Matignon en juillet 1968 et la mort prématurée de Georges Pompidou n’ont pas mis fin à la carrière de ses collaborateurs. Un quart a poursuivi sa carrière dans les cabinets ministériels, avec succès et promotions : Pierre Estéva, conseiller technique à Matignon en 1967-1968 devient directeur de cabinet de François-Xavier Ortoli, ministre des Finances en 1968-1969 ; Gilbert Masson, chargé de mission au Secrétariat général de l’Élysée entre 1972 et 1974, est directeur-adjoint de Michel Poniatowki, ministre de l’Intérieur en 1974. Le passage par le cabinet fonctionne bien comme un accélérateur de carrière. Jacques Corbon, sous-préfet de Villeneuve-sur-Lot de 1962 à 1964, chargé de mission à Matignon de 1964 à 1967, est nommé préfet du Cantal en 1967. Jean-Louis Lucet, premier secrétaire d’ambassade au Royaume-Uni de 1966 à 1970, chargé de mission au Secrétariat général de l’Elysée de 1970 à 1974, est premier conseiller d’ambassade au Caire de 1974 à 1978 puis achève sa carrière comme ambassadeur en Italie après avoir officié en Afrique dans les années 1980. Les membres de l’inspection des Finances deviennent souvent des présidents de grandes entreprises, de grandes sociétés, grandes banques : Jean-René Bernard, par exemple, a été président directeur général du Crédit industriel et commercial, tandis que Michel Woimant est nommé directeur général de la Caisse nationale de Crédit agricole après avoir été le conseiller pour les questions agricoles de Georges Pompidou à Matignon et à l’Élysée.

Le passage par le cabinet apparaît enfin comme une des formations privilégiées de la carrière politique : dix-sept membres des cabinets de Georges Pompidou, soit presque un quart, ont exercé un mandat électoral local ou national après avoir travaillé pour le Premier ministre ou le Président. Huit furent maires (dont Jacques Chirac, maire de Paris, Anne-Marie Dupuy, maire de Cannes de 1983 à 1989, René Galy-Dejean, maire du XVe arrondissement de Paris de 1983 à 2007, Olivier Guichard, maire de La Baule de 1971 à 1995), douze furent parlementaires, et dix ont exercé des fonctions ministérielles [19] comme secrétaires d’État, ministre ou Premier ministre. L’entourage de Georges Pompidou a ainsi participé à la formation de deux Premiers ministres (Jacques Chirac et Édouard Balladur), d’un président de l’Assemblée nationale (Philippe Séguin), et d’un président de la République (Jacques Chirac). D’anciens collaborateurs de Georges Pompidou à Matignon ou à l’Élysée sont nommés ministres dans le Gouvernement Chirac de la première cohabitation de 1986 à 1988 : Édouard Balladur y est ministre d’État à l’Économie et aux Finances ; Jean-Bernard Raimond, conseiller diplomatique du Président Pompidou, occupe le poste de ministre des Affaires étrangères ; Michel Aurillac, chargé de mission pour les affaires institutionnelles et la réforme régionale de 1963 à 1965 au cabinet de Georges Pompidou Premier ministre, est ministre de la Coopération ; enfin Philippe Séguin, entré en mars 1973 comme chargé de mission pour les questions agricoles au Secrétariat général de l’Élysée, est ministre des Affaires sociales et de l’Emploi. Dans ses mémoires, il évoque longuement son expérience élyséenne, où il a travaillé si étroitement avec Jacques Chirac, alors ministre de l’Agriculture, qu’Édouard Balladur lui aurait tenu les propos suivants : « Vous n’êtes pas ici le représentant du ministre de l’Agriculture, vous êtes le conseiller du Président [20] . » L’entourage chiraquien, constitué en partie dès le début des années 1960 dans le sillage de Georges Pompidou, assure ainsi la pérennité de l’entourage pompidolien.

Annexes

Composition des cabinets de Georges Pompidou, Premier ministre (1962-1968)

Directeurs du cabinet : Jean DONNEDIEU DE VABRES (d’avril à novembre 1962), François-Xavier ORTOLI (1962-1965), Michel JOBERT (1966-1968)

Directeur adjoint du cabinet : Michel JOBERT (1963-1966)

Chef de cabinet : Jacques PERILLIAT (1962-1963), Anne-Marie DUPUY (1966-1968)

Chef adjoint de cabinet : Anne-Marie DUPUY (1964)

Chargé de mission auprès du Premier ministre, délégué à l’Aménagement du territoire et à l’action régionale (1962-1967) : Olivier GUICHARD

Conseillers techniques :

  • Michel AURILLAC (1963-1965)
  • Édouard BALLADUR (1966-1968)
  • Pierre DOUEIL (1962-1964)
  • Pierre ESTEVA (1967-1968)
  • Georges GAUCHER (1964-1968)
  • Yves JOUHAUD (1967-1968)
  • René JOURNIAC (1962-1968)
  • Pierre JUILLET (1962-1968)
  • Jean LABUSSIERE (1962-1964)
  • René MONTJOIE (1962-1968)
  • Olivier PHILIP (1966-1967)
  • Pierre SOMVEILLE (1967-1968)
  • Robert de SOUZA (1962-1964)

Chargés de mission :

  • Édouard BALLADUR (1964)
  • Jean-René BERNARD (1962-1968)
  • Claudius BROSSE (1962-1968)
  • Michel BRUGUIÈRE (1967-1968)
  • Gérard CHASSEGUET (1968)
  • Jacques CHIRAC (1962-1967)
  • Jacques CORBON (1964-1967)
  • Pierre DELMON (1964-1967)
  • Henri DOMERG (1962-1968)
  • Jean DUPORT (1962-1963)
  • Bernard ESAMBERT (1967-1968)
  • René GALY-DEJEAN (1967-1968)
  • Marie-France GARAUD (1967-1968)
  • Alain GÉROLAMI (1967-1968)
  • Marcel HIGNETTE (1962-1963)
  • Jean-Luc JAVAL (1962-1968)
  • Jean-Philippe LECAT (1966-1968)
  • Pierre LELONG (1962-1967)
  • Jacques PATAULT (1962-1968)
  • André ROULLAND (1963-1968)
  • Simonne SERVAIS (1962-1968)
  • Michel WOIMANT (1967-1968)
  • Gérard WOLFF (1967-1968)

Chef du secrétariat particulier : Madeleine NÉGREL (1962-1968)


Composition du Secrétariat général de la présidence de la République sous Georges Pompidou (1969-1974)

Secrétaire général de l’Élysée : Michel JOBERT (1969-1973), Édouard BALLADUR (1973-1974)

Secrétaire général adjoint : Édouard BALLADUR (1969-1973), Jean-René BERNARD (1973-1974)

Chef du cabinet : Anne-Marie DUPUY (1969-1973), René GALY-DEJEAN (1973-1974)

Directeur de cabinet : Anne-Marie DUPUY (1973-1974)

Chef du secrétariat particulier : Madeleine NÉGREL (1969-1974)

Conseillers techniques :

  • Denis BAUDOUIN (1970-1973)
  • Jean-René BERNARD (1969-1973)
  • Alain BRION (1974)
  • Michel BRUGUIÈRE (1974)
  • Gilbert CARRÈRE (1973-1974)
  • Henri DOMERG (1970-1974)
  • Bernard ÉSAMBERT (1970-1974)
  • Michel FREYCHE (1973-1974)
  • René GALY-DEJEAN (1973-1974)
  • Marie-France GARAUD (1969-1974)
  • George GAUCHER (1969-1970)
  • François LAVONDÈS (1969-1974)
  • Xavier MARCHETTI (1973-1974)
  • Jean-Bernard RAIMOND (1970-1973)
  • Gabriel ROBIN (1973-1974)
  • Simonne SERVAIS (1969-1970)
  • Michel WOIMANT (1969-1973)

Chargés de mission :

  • Michel BRUGUIÈRE (1969-1974)
  • Gilbert CARRÈRE (1969-1970)
  • Anne CASTEX (1973-1974)
  • Jean CEREZ (1969-1970)
  • Gérard CHASSEGUET (1969-1973)
  • Jean DANEY DE MARCILLAC (1969-1972)
  • Henri DOMERG (1969-1970)
  • Bernard ÉSAMBERT (1969)
  • René GALY-DEJEAN (1969)
  • Jacques GODFRAIN (1973-1974)
  • Jean-Louis GUILLAUD (1970-1972)
  • Philippe d’IRIBARNE (1973-1974)
  • Pierre JUILLET (1969-1974)
  • Gilbert LÉOUTRE (1973-1974)
  • Jean-Louis LUCET (1970-1974)
  • Xavier MARCHETTI (1970)
  • Gilbert MASSON (1972-1974)
  • Gilbert PARIS (1971-1974)
  • Jean-Bernard RAIMOND (1969)
  • Jean-Pierre RICHER (1973-1974)
  • Jean-Marie ROBERT (1971)
  • Michel ROUGAGNOU (1970-1974)
  • Jean-François SAGLIO (1969-1973)
  • Philippe SÉGUIN (1973-1974)
  • Jean SENSELME (1969-1974)
  • Alfred SIEFER-GAILLARDIN (1973-1974)
  • Jean-Pierre TEYSSIER (1973-1974)
  • Charles WEINER DE CROISSET (1972-1974)

Évolution de la structure des cabinets de Georges Pompidou à Matignon (1962-1968) puis à l’Élysée (1969-1974)

 

Date de formation du cabinet

Nombre de membres

Premier Gouvernement Pompidou

(15 avril 1962)

16 membres

Deuxième Gouvernement Pompidou

(7 décembre 1962)

22 membres

Troisième Gouvernement Pompidou (8 janvier 1966)

22 membres

Quatrième Gouvernement Pompidou

(8 avril 1967)

22 membres

Cinquième Gouvernement Pompidou

(31 mai 1968)

25 membres

Secrétariat général de l’Élysée

Cabinet en date du 26 juillet 1969

25 membres + 8 membres de l’état-major particulier = 33 membres

Secrétariat général de l’Élysée

Cabinet en date du 7 septembre 1972

24 membres + 8 membres de l’état-major particulier = 32 membres

Secrétariat général de l’Élysée

Cabinet en date du 18 mars 1974

30 membres + 8 membres de l’état-major particulier = 38 membres

Pour citer cet article : Sabrina Tricaud, Emilie Willaert, "Les cabinets de Georges Pompidou à Matignon et à l'Elysée (1962-1974)", Histoire@Politique. Politique, culture, société, N°8, mai-août 2009.

Notes :

Les grandes dates de Georges Pompidou sur KronoBase : http://www.kronobase.org/dates-pompidou-georges

[1] Bernard Lachaise a étudié les relations de Georges Pompidou à partir de ses agendas et de ses carnets d’adresses durant la période 1947-1960 ; voir Bernard Lachaise, « Les réseaux et cercles d’amis de Georges Pompidou en 1958 », dans Jean-Paul Cointet, Bernard Lachaise, Gilles Le Béguec, Jean-Marie Mayeur (dir.), Un politique : Georges Pompidou, Paris, PUF, 2001, p. 43-67. Voir également le mémoire de maîtrise de Sonia Canville, Les cabinets ministériels de Georges Pompidou Premier ministre, sous la direction de Gilles Le Béguec, Paris X-Nanterre, 1999.

[2] Se reporter aux actes de la journée d’études consacrée à Georges Pompidou, directeur de cabinet du général de Gaulle, juin 1958-janvier 1959, sous la direction de Bernard Lachaise, Gilles Le Béguec et Frédéric Turpin, publiés aux éditions PIE-Peter Lang, Bruxelles, 2006, 183 p.

[3] Voir l’étude des membres du cabinet du général de Gaulle à Matignon en 1958, dans Bernard Lachaise, Gilles Le Béguec et Frédéric Turpin, op. cit., p. 61-72.

[4] Cette étude porte sur les 70 membres « officiels » (dont la nomination a été publiée au Journal officiel) du cabinet de Georges Pompidou à Matignon, hors les membres du cabinet militaire, et du Secrétariat général de la présidence de la République, à l’exclusion de l’état-major particulier du président de la République. Se reporter aux listes nominatives jointes en annexe. Les cabinets de Georges Pompidou comptèrent peu, voire pas de membres « officieux », à la différence, par exemple, de ceux de son Premier ministre Jacques Chaban-Delmas. Difficiles à saisir par nature, les « officieux » n’apparaissent pas dans les témoignages des principaux collaborateurs.

[5] 39 des 70 membres des cabinets de Georges Pompidou ont accordé leur témoignage dans le cadre du programme d’archives orales de l’Association Georges Pompidou. Les entretiens sont déposés aux Archives nationales et consultables (avec ou sans autorisation) sous les cotes 1AV54-899.

[6] L’état-major particulier du Président comprend, en outre, un capitaine de vaisseau (Henri Fages, Émile Chaline, puis Bernard Louzeau), un commandant de l’armée de l’Air (Elie Humbert, Xavier Defline, François Vallat), un commissaire principal de Marine (Jean Laffont, Albert Tronchot), un colonel de l’armée blindée et de la cavalerie (Bertrand de Montaudon), et deux aides de camp (le lieutenant-colonel de l’armée de l’Air Pierre Aubry, et le lieutenant-colonel des troupes de Marine Jacques de Buyer de Mimeure).

[7] Expression de Michel Jobert dans son entretien réalisé par R. Ulrich et V. Pradier le 6 avril 1999, Centre historique des Archives nationales (CHAN), 1AV462.

[8] Ibidem, entretien du 8 juin 1999, CHAN, 1AV468.

[9] Jean-René Bernard, jeune inspecteur des Finances, est nommé chargé de mission pour les questions économiques au cabinet de Georges Pompidou Premier ministre de 1962 à 1968. Il était parallèlement adjoint au chef de service de l’inspection générale des finances.

[10] Michel Jobert, Mémoires d’avenir, Paris, éditions Grasset et Fasquelle, 1975, p. 35.

[11] CHAN, 5AG2/1006.

[12] Le colloque consacré à Jacques Chaban-Delmas en 2006 a par exemple mis en évidence le rôle de Marie-France Garaud et de Pierre Juillet dans la détérioration des rapports entre le Président Pompidou et son Premier ministre Chaban-Delmas. Voir Bernard Lachaise, Gilles Le Béguec, Jean-François Sirinelli, Jacques Chaban-Delmas en politique¸ Paris, PUF, 2007, 481 p. Il convient néanmoins de nuancer le poids des entourages, comme l’ont souligné Edouard Balladur et Marie-France Garaud lors du colloque consacré à Georges Pompidou et Mai 1968 au printemps 2008 : « …les entourages, à qui l’on met toujours tout sur le dos… il faut que les hommes politiques prennent leurs responsabilités et ne se déchargent pas sur leurs entourages », selon le témoignage d’Édouard Balladur, à paraître dans Bernard Lachaise, Sabrina Tricaud (dir.), Georges Pompidou et Mai 1968, Bruxelles, PIE-Peter Lang, début 2009.

[13] Entretien de Michel Jobert, réf. cit., CHAN, 1AV468. 

[14] Sur la composition de l’équipe de campagne de Georges Pompidou durant les élections présidentielles de 1969, voir Jean-Paul Cointet, Bernard Lachaise, Sabrina Tricaud, Georges Pompidou et les élections (1962-1974), Bruxelles, PIE-Peter Lang, 2008, p. 171 et suivantes.

[15] Bernard Lachaise, « Les membres du cabinet du général de Gaulle à Matignon en 1958. Portrait de groupe », dans Bernard Lachaise, Gilles Le Béguec et Frédéric Turpin (dir.), op. cit., p. 61-72.

[16] Anne-Marie Dupuy, Le destin et la volonté. Mémoires, Paris, La Table Ronde, p. 119.

[17] Jean Duport, né en 1922, ancien membre du Conseil d’État, chargé de mission au cabinet de Félix Gaillard en 1958, puis de Pierre Guillaumat, ministre des Armées de 1958 à 1969, est nommé au cabinet de Georges Pompidou Premier ministre chargé de mission aux affaires sociales en 1962-1963. 

[18] Le journaliste Denis Baudouin a été secrétaire administratif du Groupe des républicains indépendants au Conseil de la République (1951), puis membre des cabinets ministériels sous la IVRépublique, conseiller de l’Union française au titre du groupe indépendant du Conseil de la République (1954-1958). Conseiller technique pour les affaires politiques et parlementaires au cabinet de Jacques Duhamel, ministre de l’Agriculture, il est secrétaire général adjoint du mouvement Centre démocratie et progrès en 1969-1970, avant de rentrer au Secrétariat général de l’Élysée en 1970 comme conseiller technique chargé du service de presse et de l’information.

[19] Il s’agit de : Michel Aurillac (ministre de la Coopération de 1986 à 1988), Édouard Balladur (ministre de l’Économie et des Finances de 1986 à 1988, Premier ministre de 1993 à 1995), Jacques Chirac (secrétaire d’État puis ministre à plusieurs reprises, Premier ministre de 1986 à 1988), Olivier Guichard (plusieurs fois ministre), Michel Jobert (ministre des Affaires étrangères d’avril 1973 à mai 1974, puis ministre d’État, ministre du Commerce extérieur de juin 1981 à mars 1983), Jean-Philippe Lecat (secrétaire d’État de 1972 à 1973, puis ministre de l’Information d’octobre 1973 à mai 1974, ministre de la Culture et de la Communication d’avril 1978 à mars 1981), Pierre Lelong (secrétaire d’État aux PTT de juin 1974 à janvier 1975), François-Xavier Ortoli (plusieurs fois ministre de 1967 à 1972), Jean-Bernard Raimond (ministre des Affaires étrangères de 1986 à 1988), et Philippe Séguin (ministre des Affaires sociales et de l’Emploi de 1986 à 1988).

[20] Philippe Séguin, Itinéraire dans la France d’en bas, d’en haut et d’ailleurs, Paris, Le Seuil, 2003, p. 164.

Sabrina Tricaud

Agrégée d'histoire, Sabrina Tricaud est chargée de recherches à l'Association Georges Pompidou. Elle a publié avec Bernard Lachaise et Jean-Paul Cointet, Georges Pompidou et les élections, 1962-1974, (PIE-Peter Lang, 2007) et en codirection avec Bernard Lachaise, Georges Pompidou et Mai 1968, (PIE Peter Lang, 2008).

Emilie Willaert

Emilie Willaert, chargée de recherches à l'Association Georges Pompidou, a publié avec Gilbert Noël, Georges Pompidou, une certaine idée de la modernité agricole et rurale (PIE Peter Lang, 2006) et Georges Pompidou et le monde des campagnes, (PIE Peter Lang, 2007). Elle a également codirigé, avec Eric Bussière et Michel Dumoulin, La Banque de l'Union européenne. La BEI, 1958-2008, (Luxembourg, Imprimerie Centrale, 2008).

Mots clefs : entourages ; Georges Pompidou ; collaborateurs du Président ; Secrétariat général de l'Elysée ; cabinet ministériels.

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  • ISSN 1954-3670