Histoire@Politique : Politique, culture et société

Sources

Les archives vaticanes : des ressources pour l'histoire contemporaine

Laura Pettinaroli
Résumé :

Malgré les récentes ouvertures de fonds concernant le XXe siècle, les archives vaticanes restent inégalement sollicitées par les contemporanéistes. Il convient d’expliquer ici leur fonctionnement et de montrer, (...)

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Qui n’a jamais entendu parler des « Archives secrètes vaticanes » ? Loin des mystères poursuivis par Dan Brown, à distance également des révélations sur les silences ou les actes de résistance aux totalitarismes de Pie XI et de Pie XII, les archives de la papauté offrent aux historiens des ressources abondantes et incomparables. Institution unique par sa longévité, la papauté conserve des archives parmi les plus considérables au monde, parfois incontournables, en particulier pour la période médiévale et les mondes extra-européens [1] . L’Archivio segreto vaticano (ASV) compte, en effet, à lui seul 85 kilomètres de rayonnages, parmi lesquels on trouve des documents du VIIIe siècle et une série quasiment continue de documents depuis la fin du XIIe siècle. Au-delà de ces trésors médiévaux et modernes, les sources romaines se révèlent également très précieuses pour la compréhension du monde contemporain, y compris pour des sujets non strictement ecclésiastiques.

Cette présentation [2] a pour objectif d’exposer brièvement l’histoire et la structure des archives de la papauté, avant d’illustrer, dans un rapide bilan historiographique, leur intérêt pour l’histoire contemporaine. Des conseils pratiques et quelques repères bibliographiques permettront à ceux qui le souhaitent de compléter leur information et, peut-être, de pousser la porte des archives vaticanes.

Structure et fonctionnement

Des centres de conservation variés

Les archives de la papauté ne sont pas concentrées dans un unique centre de conservation. En effet, quand on parle d’archives du Saint-Siège ou d’archives de la papauté, on désigne l’ensemble des fonds produits par les différentes institutions qui composent le gouvernement central de l’Église catholique [3] .

Depuis le XVIIe siècle, une partie de ces archives a été regroupée au sein de l’Archivio segreto vaticano, alors que plusieurs dicastères continuaient de conserver ‑ à l’image du ministère des Affaires étrangères en France ‑ leurs fonds propres.

Les Archives secrètes vaticanes (Archivio Segreto Vaticano) : « archives centrales » du Saint-Siège [4]

© Archivio segreto vaticano. Source : http://asv.vatican.va/fr/prog/1_prog.htmSitué dans la cour du Belvédère, à laquelle on accède par la porte Sainte-Anne, l’ASV peut accueillir quotidiennement une centaine de lecteurs et constitue la cible privilégiée des chercheurs.

Rappelons tout d’abord que le qualificatif de secretus est à comprendre dans le sens qu’on lui donnait autrefois, à savoir celui de « privé », de « réservé au souverain [5] ». Fondé par Paul V (1605-1621), l’Archivio regroupe au Palais du Vatican, à partir de 1610, des archives dispersées dans plusieurs lieux ou au domicile de membres de l’administration pontificale [6] . Le maintien de ce qualificatif de secret rappelle qu’aujourd’hui encore ces archives demeurent « privées », au service prioritaire des papes et de la Curie [7] . Ce n’est donc que par la grâce de Léon XIII (1878-1903) que les historiens y ont accès régulièrement depuis 1880 [8] . Auparavant, quelques historiens, notamment étrangers, avaient pu bénéficier d’autorisations exceptionnelles de consultation des archives vaticanes. À partir des années 1880, les historiens affluent vers l’Archivio (une centaine d’entrées en 1886), pour consulter ces fonds particulièrement riches.

Outre des collections très anciennes rassemblées dès le XVIIe siècle en raison de leur apport patrimonial, l’ASV regroupe tous les fonds relatifs aux représentations pontificales (nonciatures, délégations apostoliques), les fonds des Conciles, des fonds privés (familles, ordres religieux) et des fonds de dicastères, dont l’importante Secrétairerie d’État. Encore aujourd’hui, de nouveaux versements ou dépôts provisoires viennent accroître la richesse de l’ASV, comme celui, en 2005, de la Congrégation des Affaires ecclésiastiques extraordinaires (en charge des relations avec les États).

L’ASV est placé sous l’autorité d’un cardinal (qui exerce également la tutelle sur la Bibliothèque vaticane) ‑ le cardinal archiviste et bibliothécaire ‑ et sous la direction exécutive d’un préfet. Le personnel des archives comprend une soixantaine de personnes. Le manque de moyens de l’ASV est souvent évoqué pour expliquer la lenteur des ouvertures de nouveaux fonds. On sait toutefois peu de choses sur le financement de cette structure, en dehors du fait que les fonds alloués à l’ASV par le Saint-Siège sont complétés, pour certaines opérations, par des fonds privés ou associatifs [9] .

Les autres centres

À côté de l’ASV, certaines institutions vaticanes ou congrégations romaines [10] conservent leurs propres archives [11] .

La Bibliothèque apostolique vaticane fonctionne à la fois comme une bibliothèque traditionnelle et comme un fonds d’archives, y compris pour la période contemporaine [12] .

La Congrégation pour l’Évangélisation des Peuples, plus connue sous le nom qu’elle portait de 1622 à 1967 (Congrégation de Propaganda fide) a pratiqué, dès la fin du XIXe siècle, une politique d’ouverture prudente de ses archives, spécialisées sur les territoires de missions (ASPF, Archivio storico di Propaganda Fide) [13] .

La Congrégation pour la Doctrine de la Foi (appelée de 1588 à 1965 Congrégation de l’Inquisition ou Congrégation du Saint-Office) n’a ouvert ses archives (ACDF, Archivio della Congregazione per la Dottrina della Fede) à la consultation qu’en 1998 [14] . En plus des fonds du Saint-Office, spécialisés sur les questions doctrinales, l’ACDF conserve les archives de la Congrégation de l’Index, qui était responsable de la censure des livres.

Outre ces grands fonds, plusieurs congrégations romaines plus modestes, car plus récentes ou de compétences plus restreintes, conservent elles-mêmes leurs archives, comme la Congrégation pour les Églises orientales ou la Congrégation pour l’Éducation catholique. Il ne faut pas négliger ces fonds, souvent méconnus, parfois un peu difficiles d’accès, mais qui peuvent être très riches, comme en témoignent les travaux de Florian Michel sur la réforme universitaire des facultés catholiques de 1931 [15] .

Tous ces fonds vaticans « secondaires » se trouvent à proximité immédiate de la place Saint-Pierre et suivent peu ou prou les modes de fonctionnement de l’ASV en matière de communication et de reproduction des documents [16] . En revanche, ces centres ne disposent pas toujours d’inventaires accessibles aux chercheurs et il faut alors se contenter de ce que l’archiviste accepte de communiquer.

Admission et conditions de travail

Moyennant la présentation d’une lettre de recommandation, de son diplôme de maîtrise ou de master (pour l’ASV) et parfois d’une once de patience (pour l’ACDF, il est conseillé d’envoyer quelques semaines avant son arrivée une demande motivée de consultation), le chercheur est très bien accueilli dans les centres des archives vaticanes.

Pour un chercheur habitué aux grands fonds d’archives européens, la contrainte principale des archives vaticanes réside dans les horaires d’ouverture (archives ouvertes uniquement le matin, de mi-septembre à mi-juillet), dans les restrictions à la communication (trois unités archivistiques par jour à l’ASV) ainsi qu’à la reproduction (photographies numériques interdites, photocopies et copies numériques possibles mais moyennant des tarifs prohibitifs et de longs délais d’attente [17] ). Certaines facilités pour travailler l’après-midi ont toutefois été accordées aux chercheurs ces dernières années [18] .

Enfin, toujours en comparaison avec d’autres grands dépôts d’archives européens qui publient des inventaires précis et souvent consultables en ligne, il faut souligner que les archives vaticanes disposent de très peu d’inventaires et de guides accessibles à distance. Certes, il existe bien quelques inventaires globaux, comme celui distribué à l’entrée de l’ASV, mais ceux-ci restent très généraux et n’offrent qu’un premier point d’appui dans une recherche [19] . Les inventaires publiés ‑ seuls accessibles à distance ‑ sont peu nombreux. Très spécialisés, ils privilégient les nonciatures [20] ou les fonds privés [21] . Par ailleurs, il n’existe aucun guide à jour de l’ensemble des archives du Saint-Siège, ni même du seul Archivio segreto [22] . Plusieurs guides très utiles ont été réalisés sur un critère géographique, mais mériteraient des mises à jour depuis l’ouverture des archives Pie XI [23] .

Pour réaliser le colossal travail de rédaction de guides et d’inventaires, les différents centres d’archives vaticanes ne pratiquent pas la même politique en matière de collaborations avec des historiens « extérieurs ». Alors que l’ASV se réserve la publication des inventaires (réalisés par le personnel des archives et/ou édités par la collection des archives), l’ACDF n’a pas hésité à sous-traiter à une équipe allemande l’établissement et la publication d’instruments de recherche pour les congrégations du Saint-Office et de l’Index au XIXe siècle, du moins pour ce qui concerne la censure des livres [24] .

Les archives de la papauté comme ressource pour l’histoire contemporaine

Si la salle de lecture de l’Archivio segreto demeure en partie remplie de médiévistes et modernistes, les contemporanéistes se font de plus en plus nombreux, à la faveur de l’ouverture récente de fonds susceptibles de les intéresser.

Une accessibilité progressive aux sources de l’histoire contemporaine

L’ouverture des fonds contemporains est relativement récente. Si les fonds sur le premier XIXe siècle sont disponibles depuis les années 1920, ce n’est que depuis les années 1980 que les premières séries sur le XXe siècle peuvent être consultées.

Tableau 1 : Ouverture progressive des fonds concernant la période contemporaine (1881-2006)

Date de l’ouverture

Période ouverte à la consultation

1881

Jusqu’en 1815

1924

1815-1846

1966

1846-1878

1978

1878-1903

1985

1903-1922

2003 et 2006

1922-1939

L’ouverture de nouveaux fonds se fait pontificat par pontificat, à une date aléatoire, toujours décidée de façon souveraine par le pape régnant [25] . Aucune loi trentenaire ou centenaire ne s’applique ici, pour le malheur ou le bonheur des historiens. Ces derniers ont indiscutablement bénéficié du pontificat de Jean-Paul II, pape dont la sensibilité aux questions historiques est bien connue [26] . Par ailleurs, si la décision d’ouvrir ou de fermer des fonds relève uniquement du souverain pontife, il ne faut pas négliger le rôle joué par l’attente de l’opinion publique, les pressions d’associations ou de certains gouvernements. Les demandes incessantes sur l’attitude du Saint-Siège pendant la Deuxième Guerre mondiale peuvent conduire, dans un contexte où le Saint-Siège tire un bilan positif de l’ouverture parfaitement maîtrisée des archives Pie XI [27] , vers l’ouverture prochaine, bien que non programmée, du fonds Pie XII (1939-1958) [28] .

Pour l’heure, les archives du Saint-Siège sont consultables jusqu’en février 1939 (mort de Pie XI), même si deux fonds postérieurs sont disponibles à l’ASV : le fonds du Concile Vatican II et le fonds du Bureau vatican d’informations sur les prisonniers de guerre (1939-1947). Ces deux ouvertures exceptionnelles s’expliquent par la volonté délibérée des papes Paul VI et Jean-Paul II de répondre à des défis historiographiques et mémoriels particulièrement délicats. L’ouverture immédiate du fonds du Concile Vatican II s’explique par la volonté d’éviter les conflits d’interprétations qui empoisonnèrent la réception du Concile de Trente [29] , alors que la volonté de faire connaître l’action humanitaire du Saint-Siège pendant la Seconde Guerre mondiale relève d’un projet apologétique sur une période très discutée [30] .

Grandes tendances historiographiques : diversification des approches et nouveaux objets

Un rapport de la nonciature d'Allemagne, années 1930. © Archivio segreto vaticanoSi les archives vaticanes s’ouvrent de façon accrue depuis une trentaine d’années, on peut se demander comment ces ouvertures se traduisent dans l’historiographie récente. Il est impossible de proposer ici un bilan global de la production historiographique issue des archives vaticanes [31] , toutefois on peut distinguer trois grandes tendances en histoire contemporaine.

Tout d’abord, il faut souligner l’importance des recherches effectuées sur les relations entre le Saint-Siège et un pays donné. La vigueur de ce courant s’explique à la fois par les attentes légitimes d’un public extrêmement diversifié (au début des années 2000, l’ASV accueille entre 1 200 et 1 600 chercheurs par an, d’une cinquantaine de nationalités différentes [32] ) et par la structure de certains fonds qui, en suivant un classement géographique, facilitent ce type de recherches. Pour l’histoire contemporaine, ces recherches se fondent sur quatre grands fonds de l’ASV : les représentations du Saint-Siège dans les pays concernés, la Congrégation des Affaires ecclésiastiques extraordinaires (qui suit un classement géographique par pays), auxquels les plus courageux ajoutent la Secrétairerie d’État [33] et les visites ad limina [34] . Pour certaines aires culturelles, il faut recourir aux archives de l’ASPF, dont les séries suivent en partie un classement géographique. Très riches, ces fonds orientent parfois le chercheur vers une histoire assez politique des relations Église-État, ainsi que vers une histoire ecclésiastique des relations entre Rome et les différents diocèses. Cependant, on note plusieurs renouveaux historiographiques. Par exemple, une lecture renouvelée du fonds des visites ad limina a permis de développer une histoire sociale de l’élite épiscopale française [35] . De même, le grand chantier d’édition des 700 rapports de la nonciature de Cesare Orsenigo en Allemagne (années 1930) se situe dans la grande tradition de la « Nuntiaturberichtsforschung », tout en ambitionnant d’être, d’un point de vue technique, un « modèle » d’édition électronique « pour accueillir de futures éditions de sources d’histoire contemporaine [36] ».

Un second champ est constitué par les études sur le fonctionnement interne de l’administration pontificale. Ces études, inspirées de la sociologie des organisations et de l’histoire du droit, démontrent un penchant historiographique marqué pour la dimension personnelle du gouvernement central de l’Église catholique. La prosopographie des membres de la Curie [37] , l’intérêt pour les audiences pontificales [38] , la personne des pontifes [39] , le fonctionnement des différents dicastères [40] , se situent dans ce mouvement.

Enfin, de nombreux fonds conservés dans les archives vaticanes offrent des données qui débordent de fait l’histoire ecclésiastique. L’utilisation massive depuis 1998 des fonds du Saint-Office débouche sur un renouveau de l’histoire intellectuelle en lien avec celle de la censure [41] , mais également des phénomènes mystiques et de la régulation que tente d’y apporter l’Église romaine [42] . Le fonds des « adresses » (remerciements adressés au pape) a permis d’esquisser une histoire de la sensibilité religieuse et politique au milieu du XIXe siècle [43] . Outre ces fonds spécifiques, qui se prêtent à une histoire culturelle au sens large, les archives du Saint-Siège enregistrent de très nombreuses informations sur la vie économique, sociale, politique du monde entier. Pour les aires géographiques extra-européennes, les archives de la Propaganda fide recèlent des informations parfois uniques sur les pratiques religieuses non chrétiennes, les pratiques sociales en général, et conservent des représentations cartographiques pionnières [44] . Mais, même en Occident, au début du XXe siècle, à l’heure où il s’agissait de restaurer la société chrétienne, Rome s’intéressa à de nombreux phénomènes a priori non religieux, comme les moyens de communication modernes, la régulation pacifique des relations internationales [45] , la situation des femmes [46] et des enfants, les questions éducatives, les pratiques médicales, les nouvelles idéologies [47] , l’action humanitaire [48] .

Les travaux récents démontrent le potentiel des archives vaticanes tant pour développer de nouvelles approches en histoire religieuse que pour aborder de façon originale des phénomènes non ecclésiastiques. À l’heure où de nouvelles ouvertures se profilent, on ne saurait trop inviter les contemporanéistes à interroger les archives vaticanes. Gageons qu’ils y trouveront, moyennant un détour par Rome, d’heureuses surprises !

Quelques références pour aller plus loin :

Sur l’Archivio Segreto Vaticano

  • http://asv.vatican.va/home_it.htm (en italien, anglais, espagnol, français, allemand)
  • Terzio Natalini (éd.), Archivio segreto Vaticano : profilo storico e silloge documentaria, Florence, Pagliai Polistampa, 2000, 313 p. (belles illustrations)

Pour une première approche des institutions vaticanes

  • Philippe Levillain (dir.), Dictionnaire historique de la papauté, Paris, Fayard, 1994, 1759 p.
  • Niccolò Del Re, La Curia Romana. Lineamenti storico-giuridici, Cité du Vatican, Libreria Editrice Vaticana, 1998, 705 p.

Pour citer cet article :

Laura Pettinaroli, « Les archives vaticanes : des ressources pour l’histoire contemporaine », Histoire@Politique. Politique, culture, société, janvier-avril 2009, N°7.

Notes :

[1] L’Archivio segreto vaticano (ASV) s’enorgueillit de posséder certains des plus anciens documents écrits en mongol, datant du XIIIe siècle. Voir http://asv.vatican.va/fr/arch/mongoli.htm [toutes les pages web ont été consultées le 15 janvier 2009].

[2] L’auteur tient à remercier Luca Carboni, Giovanni Castaldo, Jean-François Chauvard, Piero Doria, Claude Prudhomme pour leurs conseils, ainsi que Mgr Sergio Pagano pour l’aimable autorisation de reproduction des images qui accompagnent cet article.

[3] La loi sur les archives du Saint-Siège, publiée par le motu proprio de Jean-Paul II du 21 mars 2005, et à laquelle nous ferons plusieurs fois référence ici, définit comme « propriété du Saint-Siège les archives et tous les documents des Souverains Pontifes, du Collège Cardinalice, des Dicastères, Tribunaux, Offices, Représentations du Saint-Siège et des Institutions qui lui sont liées, ayant leur siège au Vatican ou bien dans les zones extra-territoriales ou protégées par des immunités diplomatiques spéciales » (Art. 1, §. 2), dans AAS (Acta Apostolicæ Sedis), 97, 2005, p. 355.

[4] La loi de 2005 définit l’ASV comme « l’organe de conservation permanente des archives historiques du Saint-Siège et constitue ses archives centrales » (art. 13, §. 1), dans AAS, 97, 2005, p. 362.

[5] Sur l’histoire de ce terme, voir Eutimio Sastre Santos, « En torno al título de "Archivio segreto Vaticano" », Euntes docete, 47-3, 1994, p. 401-450.

[6] Sur le processus de fondation de l’ASV : Vittorio Peri, « Progetti e rimostranze. Documenti per la storia dell'Archivio Segreto Vaticano dall'erezione alla metà del XVIII secolo », Archivum Historiae Pontificiae, 19, 1981, p. 191-237 ; Olivier Poncet, « Les archives de la papauté (XVIe-milieu du XVIIe siècle). La genèse d'un instrument de pouvoir », dans Armand Jamme, Olivier Poncet, Offices, écrit et papauté (XIIIe-XVIIe siècle), Rome, École française de Rome, CÉFR (Collection de l’Ecole française de Rome) n° 386, 2007, p. 737-762.

[7] Jean-Paul II déclarait en mars 2005 que l’amélioration des archives avait pour but de « répondre avant tout aux exigences du Pontife Romain, ensuite à celles de la Curie Romaine et enfin à celles des chercheurs et des historiens qui se tournent vers elles avec toujours plus d’attention », dans AAS, 97, 2005, p. 353.

[8] Aucun document n’annonce officiellement l’ouverture des archives vaticanes (Giacomo Martina, « L'apertura dell'Archivio Vaticano : il significato di un centenario », Archivum Historiae Pontificiae, 19, 1981, p. 274-275). Cependant, comme l’a montré Philippe Boutry, l’ouverture aux chercheurs est bien effective courant 1880 (Philippe Boutry, « Léon XIII et l’histoire », dans Philippe Levillain, Jean-Marc Ticchi (éd.), Le pontificat de Léon XIII. Renaissances du Saint-Siège ?, Rome, École française de Rome, CÉFR n° 368, 2006, note 50, p. 46). Certains historiens plaident toutefois plutôt pour la date de 1881 (Sergio Pagano, « Leone XIII e l'apertura dell'Archivio Segreto Vaticano », dans Cosimo Semeraro (dir.), Leone XIII e gli studi storici, Città del Vaticano, 30-31 ottobre 2003, Cité du Vatican, Libreria Editrice Vaticana, 2005, note 30, p. 57. Par ailleurs, plusieurs années furent nécessaires pour que cette ouverture se normalise (1884 : publication du Règlement des Archives Secrètes Vaticanes ; 1890 : création d’une salle d’étude, permettant de faire passer le nombre de places d’une quinzaine à une soixantaine). Les historiens sont partagés sur l’interprétation à donner à ce geste de Léon XIII : signe d’ouverture au monde moderne ou, au contraire, désir intransigeantiste de répondre aux attaques de l’historiographie libérale italienne ? L’objectif annoncé par Léon XIII était que « les accusations insultantes, depuis trop longtemps accumulées contre les Pontifes romains, soient dissipées doctement » (lettre de Léon XIII aux cardinaux De Luca, Pitra et Hergenroether sur les études historiques, 18 août 1883, dans Revue des Questions historiques, 1883, t. 34, p. 359).

[9] On sait qu’un financement a été accordé par l’association allemande des Freunde des vatikanischen Geheimarchivs pour acheter du matériel de conservation : http://asv.vatican.va/fr/prog/freunde.htm.

[10] Les congrégations romaines peuvent être définies comme de « grands ministères du Saint-Siège » (Joël-Benoît d’Onorio, « Congrégations romaines », dans Dictionnaire historique de la papauté, Paris, Fayard, 1994, p. 459-465). La plupart des congrégations ont été créées au lendemain du Concile de Trente et ont été plusieurs fois réorganisées, notamment en 1908-1917 (fin du pouvoir temporel du Saint-Siège et Code de droit canon de 1917), dans les années 1960 (Concile Vatican II) et en 1988 (Code de droit canon de 1983).

[11] La loi de 2005 précise que certains organismes de la Curie « peuvent continuer à conserver [leurs documents] dans des archives historiques spécifiques, qu’il s’agit toutefois de considérer comme une Section autonome de l’Archivio Segreto Vaticano » (Art. 14, §. 1). AAS, 97, 2005, p. 362.

[12] On peut citer le fonds des Indirizzi ai pontefici ou les fonds personnels de responsables de la FUCI (Federazione universitaria cattolica italiana). Voir : www.vaticanlibrary.va/home.php?pag=dipartimenti.

[13] En 1905, à la demande d’accès de l’historien russe Evgenij Šmurlo, le préfet de la Propaganda fide fait rappeler que des documents précis peuvent être demandés mais qu’aucun « permis illimité » ne saurait être accordé : ASV, Segr. Stato, rub. 268 (1905), fasc. unico, f. 45-46 : lettre de Gotti à Merry del Val, Rome, 07.07.1905 (SCPF Prot. N°67210).

[14] Accademia nazionale dei Lincei, Congregazione per la dottrina della fede (éd.), Giornata di studio. L'apertura degli archivi del Sant'Uffizio romano (Roma, 22 gennaio 1998), Rome, Accademia nazionale dei Lincei, Atti dei Convegni Lincei n° 142, 1998, 194 p.

[15] Florian Michel, « La Constitution Deus Dominus Scientiarum et la France », Communication au colloque Pie XI et la France. L’apport des archives du pontificat de Pie XI à la connaissance des rapports entre le Saint-Siège et la France, Rome, 4-6 décembre 2008, École française de Rome, université de Lille III (UMR 8529 IRHIS), Istituto Luigi Sturzo.

[16] En 2008, les archives de la Congrégation pour les Églises orientales rédigeaient un règlement pour les reproductions calqué sur celui de l’ASV (source : Entretiens avec le Dr. Gianpaolo Rigotti, novembre 2008).

[17] En janvier 2009, le tarif pour les photocopies à l’ASV comprend un droit d’accès fixe de 8 euros par unité archivistique, auquel s’ajoute le prix de chaque copie (50 centimes). Le délai d’attente minimum est d’un mois environ. À l’ACDF, toute reproduction était même suspendue en janvier 2009.

[18] L’ASPF propose désormais quatre journées par semaine sans interruption (lundi-jeudi : 8 h 30-17 h 15, vendredi : 8 h 30-13 h 30). L’ASV encourage les chercheurs, venus pour de courtes durées, à demander un « permesso pomeridiano », qui permet de travailler l’après-midi (15 h-17 h 45).

[19] Index des fonds et des instruments de description et de recherche, Cité du Vatican, 2008-2009, 74 p. ; Nicola Kowalsky, Josef Metzler (éd.), Inventory of the Historical Archives of the Sacred Congregation for the Evangelization of Peoples or « De Propaganda Fide », Rome, Pontificia Universitas Urbaniana, 1988 (3e éd.), 170 p.

[20] Par exemple : Ottavio Cavalleri, L’archivio di mons. Achille Ratti Visitatore Apostolico e Nunzio a Varsavia (1918-1921). Inventario, Cité du Vatican, Archivio Vaticano, Collectanea Archivi Vaticani (CAV) n° 23, 1990, XLIV-247 p.

[21] Par exemple : Alejandro Dieguez, L'archivio particolare di Pio X : cenni storici e inventario, Cité du Vatican, Archivio segreto vaticano, CAV n°51, 2003, XXXII-500 p.

[22] Un essai de guide général de tous les fonds vaticans a été réalisé par un groupe de chercheurs américains. Ce travail, mené de 1989 à 1998, a débouché sur une volumineuse publication : Francis X. Blouin (éd.), Vatican Archives : an inventory and guide to historical documents of the Holy See, New York-Oxford, Oxford University Press, 1998, XL-588 p. Cependant, ce volume comporte un certain nombre de défauts objectifs, qui ont été bien mis en lumière par l’actuel préfet de l’ASV : Sergio Pagano, « À propos d’un guide des archives vaticanes », Revue d’histoire ecclésiastique, 1999 (94-2), p. 515-521.

[23] Les espaces extra-européens, notamment dans le cadre de l’initiative de l’UNESCO d’un « Guide des sources de l'histoire des nations » (1959), ont fait l’objet de tels guides. Par exemple : Lajos Pásztor (éd.), Guida delle fonti per la storia dell’America latina negli Archivi della Santa Sede e negli archivi ecclesiastici d’Italia, Cité du Vatican, Archivio Vaticano, CAV, n° 2, 1970, VI-665 p. ; Francesca Di Giovanni, Sergio Pagano, Giuseppina Roselli, Guida delle fonti per la storia dell'Africa del Nord, Asia e Oceania nell'Archivio segreto vaticano, Cité du Vatican, Archivio segreto vaticano, CAV n° 37, 2005, XXV-564 p. ; Pierre Hurtebise, Luca Codignola, Fernand Harvey, L'Amérique du Nord française dans les archives religieuses de Rome 1600-1922 : guide de recherche, Québec-Montréal, Editions de l'IQRC-Presses de l'université de Laval, 1999, xii-202 p. Toujours sur un critère géographique, on peut également citer les publications de l’équipe d’historiens fédérée autour de l’université de Viterbe, sur l’apport des sources vaticanes à l’étude de l’histoire de différents pays. Par exemple : Giovanni Pizzorusso, Olivier Poncet, Matteo Sanfilippo (dir.), Gli archivi della Santa Sede e la storia di Francia, Viterbe, Sette città, 2006, 280 p.

[24] Hubert Wolf (dir.), Römische Bücherverbote : Edition der Bandi von Inquisition und Indexkongregation 1814-1917, Paderborn-Munich-Vienne-Zürich, Schöningh, Römische Inquisition und Indexkongregation. Grundlagenforschung 1814-1917 n° 1, 2005, XVII-604 p. ; Hubert Wolf (dir.), Systematisches Repertorium zur Buchzensur 1814-1917, Paderborn-Munich-Vienne-Zürich, Schöningh, Römische Inquisition und Indexkongregation. Grundlagenforschung 1814-1917, n° 2, 2005, 2 vol. (XX-1087 p.)

[25] Loi sur les archives, art. 37, dans AAS, 97, 2005, p. 372.

[26] La sensibilité du pape Jean-Paul II aux « problèmes culturels » fut le motif invoqué lors des ouvertures de 1985 (AAS, 78, 1986, p. 378). Voir aussi Jean-Dominique Durand, « Jean-Paul II et la recherche historique », dans Bernard Ardura, Jean-Dominique Durand (dir.), Culture, incroyance et foi : nouveau dialogue, Rome, Edizioni Studium, 2004, p. 163-175.

[27] Cf. la communication de Sergio Pagano, « Les archives du pontificat de Pie XI », Colloque Pie XI et la France. L’apport des archives du pontificat de Pie XI à la connaissance des rapports entre le Saint-Siège et la France, Rome, 4-6 décembre 2008.

[28] L’annonce d’une ouverture des archives Pie XII à l’horizon 2015 a été faite officieusement par le directeur de la Salle de presse du Saint-Siège (père Federico Lombardi) le 31 octobre dernier. Les agences de presse vaticanistes et la presse italienne ont amplement répercuté l’information (ZI08103115 – 31 octobre 2008, http://www.zenit.org/article-15997?l=italian ; Marco Tosatti, « Archivi su Pio XII : fra sei anni », La Stampa, 31 octobre 2008, http://www.lastampa.it/_web/CMSTP/tmplrubriche/giornalisti/grubrica.asp?ID_blog=196&ID_articolo=165&ID_sezione=396&sezione).

[29] Ce fonds considérable (2 154 boîtes), disponible depuis les lendemains du Concile, était toutefois matériellement difficile à consulter avant son versement à l’ASV en 2000.

[30] Francesca Di Giovanni, Giuseppina Roselli (dir.), Inter Arma caritas. L’Ufficio Informazioni Vaticano per i prigionieri di guerra istituito da Pio XII (1939-1947), Cité du Vatican, Archivio Segreto Vaticano, CAV n° 52, 2004, 2 vol., 1 511 p.

[31] Un tel travail titanesque de recension a toutefois été souhaité dès 1905 par la direction de l’ASV et s’est traduit par les neuf volumes de la Bibliografia dell'Archivio vaticano, publiés entre 1962 et 2003. Cette bibliographie raisonnée recense les citations (foglio par foglio) des différents fonds des archives vaticanes dans les recherches récentes. Le dixième volume, sous presse en janvier 2009, sera pour la première fois accompagné d’un CD-ROM permettant d’accélérer la recherche. Sur l’histoire de cette entreprise, voir Sergio Pagano, « Vecchia e nuova Bibliografia », Bibliografia dell'Archivio vaticano. Vol. IX, 1997-1999, Cité du Vatican, Archivio segreto vaticano, 2003, p. VII-XLV. On peut également citer ici le travail d’Olivier Poncet, Les entreprises éditoriales liées aux archives du Saint-Siège. Histoire et bibliographie (1880-2000), Rome, École française de Rome, CÉFR n° 318, 2003, IX-431 p.

[32] http://asv.vatican.va/it/fond/ammiss.htm. Informations complémentaires sur la fréquentation de l’ASV dans le rapport d’activité annuel du Saint-Siège : « Archivio Segreto Vaticano », L’attività della Santa Sede nel 2007, Cité du Vatican, Libreria Editrice Vaticana, 2008, p. 1101-1118.

[33] Ce fonds, essentiel pour comprendre la politique du Saint-Siège aux XIXe et XXe siècles, est toutefois d’un maniement difficile. Cf. Olivier Poncet, La Nonciature de France (1819-1904) et ses archives, Cité du Vatican, Archivio Segreto Vaticano, CAV n° 59, 2006, p. 19-31.

[34] Les relationes des visites ad limina sont des rapports, rédigés périodiquement par les évêques sur leurs diocèses. Ces rapports sont conservés par la Congrégation du Concile et, après 1908, par la Congrégation Consistoriale.

[35] Séverine Blenner, Une élite dans la France du XIXe siècle : les évêques concordataires face au modèle romain (1802-1906), thèse d’histoire, université Paris IV-Sorbonne, 2006, 706 f.

[36] Présentation du projet sur le site de l’Institut historique allemand de Rome : www.dhi-roma.it/denq.html?&L=11.

[37] Christoph Weber, Kardinäle und Prälaten in den letzten Jahrzehnten des Kirchenstaates : Elite-Rekrutierung, Karriere-Muster und soziale Zusammensetzung der kurialen Führungsschicht zur Zeit Pius' IX, 1846-1878, Stuttgart, A. Hiersemann, 1978, 2 vol. XXXI-833 p. ; Philippe Boutry, Souverain et pontife : recherches prosopographiques sur la Curie romaine à l'âge de la Restauration : 1814-1846, Rome, École française de Rome, CÉFR n°300, 2002, XVIII-785 p. ; Hubert Wolf (éd.), Prosopographie von römischer Inquisition und Indexkongregation 1814-1917, Paderborn-Munich-Vienne-Zürich, Schöningh, 2005, Römische Inquisition und Indexkongregation. Grundlagenforschung 1814-1917 n° 3, 2 vol., XXIII-1 636 p.

[38] L’ouverture des archives Pie XI s’accompagne d’un projet d’édition d’une source originale : les taccuini Pacelli qui recueillent les notes des audiences accordées au secrétaire d’État Pacelli par Pie XI de 1930 à 1939. Cf. Sergio Pagano, « La nuova apertura del Pontificato di Pio XI », L’Osservatore romano, 17 septembre 2006, p. 8.

[39] La troisième partie des documents publiés de la segretariola de Pie X est intitulée de façon caractéristique « la personne de Pie X ». « La persona di Pio X », dans Alejandro Dieguez, Sergio Pagano, Le carte del "sacro tavolo" : aspetti del Pontificato di Pio X dai documenti del suo archivio privato, Cité du Vatican, Archivio segreto vaticano, CAV n° 60, 2006, p. 903-993.

[40] Claude Prudhomme, Stratégie missionnaire du Saint-Siège sous Léon XIII (1878-1903). Centralisation romaine et défis culturels, Rome, École française de Rome, CÉFR n°186, 1994, 621 p. ; François Jankowiak, La Curie romaine de Pie IX à Pie X : le gouvernement central de l'Église et la fin des États pontificaux (1846-1914), Rome, École française de Rome, BÉFAR 330, 2007, VIII-852 p. ; Colloques « Les secrétaires d'État du Saint-Siège (1814-1979). Sources et méthodes », MÉFRIM (Mélanges de l’Ecole française de Rome-Italie et Méditérranée), 110-2, 1998, p. 439-686 et « Les secrétaires d'État du Saint-Siège. XIXe-XXe siècles », MÉFRIM, 116-1, 2004, p. 7-311.

[41] Voir les travaux des chercheurs italiens, allemands et français réunis autour du programme « La littérature française et la censure romaine de la condamnation de l’Encyclopédie à la suppression de la congrégation romaine de l’Index (1759-1917) », coordonné par Philippe Boutry et Jean-Yves Mollier. Les actes des deux rencontres de 2005 et 2006 sont à paraître dans MÉFRIM, 121-1, 2009.

[42] On renvoie aux travaux de Hilaire Multon sur le XIXe siècle, ainsi qu’à ceux, en cours, d’Agnès Desmazières sur le XXe siècle : Hilaire Multon, « Catholicisme intransigeant et culture prophétique : l’apport des archives du Saint-Office et de l’Index », Revue historique, 304-1, 2002, p. 109-137 ; Agnès Desmazières, « La gestion ecclésiale des phénomènes mystiques sous Pie XI », Communication au colloque Pie XI et la France. L’apport des archives du pontificat de Pie XI à la connaissance des rapports entre le Saint-Siège et la France, Rome, 4-6 décembre 2008.

[43] Bruno Horaist, La dévotion au pape et les catholiques français sous le pontificat de Pie IX : 1846-1878, d'après les archives de la Bibliothèque apostolique vaticane, Rome, École française de Rome, CÉFR n°212, 1995, 757 p.

[44] Les modernistes travaillant sur les espaces extra-européens ont largement exploité les sources romaines. Cf. les études réunies autour du programme « Anthropologie et histoire », MÉFRIM, 101-2, 1989, p. 733-1035. Pour la période contemporaine, voir par exemple : Claire Laux, Les théocraties missionnaires en Polynésie, Tahiti, Hawaii, Cook, Tonga, Gambier, Wallis et Futuna, au XIXe siècle : des cités de Dieu dans les Mers du Sud ?, Paris, Montréal, Budapest, L'Harmattan, 2000, 382 p.

[45] Jean-Marc Ticchi, Aux frontières de la paix. Bons offices, médiation, arbitrages du Saint-Siège (1878-1922), Rome, École française de Rome, CÉFR n° 294, 2002, 483 p.

[46] Voir Magali della Sudda, « Aux sources de l'engagement, travailler sur le genre avec les fonds ecclésiastiques : le cas des Archives secrètes vaticanes », Séminaire « Le genre des sources », LARHRA, Lyon, 26 février 2009.

[47] Au début des années 1930, le communisme est ainsi observé attentivement, par le biais de deux grandes enquêtes menées à l’échelle mondiale, pilotées par la Secrétairerie d’État, conduites par le réseau des nonciatures et analysées par les experts en questions russes et sociales de la Commission pro Russia. Nous nous permettons de renvoyer à notre thèse : Laura Pettinaroli, « Les enquêtes de la Secrétairerie d’État sur le communisme : une diplomatie de la collecte d’informations », La politique russe du Saint-Siège (1905-1939), thèse d’histoire. université de Lyon 2, 2008, f. 957-961.

[48] Sur la Première Guerre mondiale, Annette Becker utilise les archives vaticanes (Secrétairerie d’État) en complément d’autres fonds, comme celui du CICR : Annette Becker, Oubliés de la Grande Guerre, humanitaire et culture de guerre. Populations occupées, déportés civils, prisonniers de guerre, Paris, Hachettes Littératures, 2003 [1998], 396 p.

Laura Pettinaroli

Ancienne élève de l’ENS-LSH, agrégée d’histoire, Laura Pettinaroli est actuellement membre de l’École française de Rome. Elle vient d’achever une thèse intitulée La politique russe du Saint-Siège (1905-1939).

Mots clefs : Vatican ; archives ; historiographie ; histoire contemporaine.

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  • ISSN 1954-3670