Histoire@Politique : Politique, culture et société

Comptes rendus
   

« Actualité de l'affaire Dreyfus en 2009 ». Journée d'étude du 20 octobre 2009

Journées d'études | 20.01.2010 | Romain Dupré

Il n’y a toujours « pas de fin en vue pour la recherche sur l’Affaire ». La journée d’étude du 10 octobre sur l’« actualité de l’affaire Dreyfus en 2009 » en témoigne parfaitement. Fruit d’un partenariat, elle a été organisée au siège national de la Ligue des Droits de l’homme (LDH), à l’occasion du 150ème anniversaire de la naissance d’Alfred Dreyfus et de Jean Jaurès et de l’inauguration, par le maire de Paris, de la salle Alfred Dreyfus au siège de la LDH. Cette journée entendait également poursuivre et élargir une partie des discussions initiées lors du colloque de 2006 « Être dreyfusard, hier et aujourd’hui », dont les actes étaient présentés par Emmanuel Naquet et Gilles Manceron.


« Écrire sous l'Occupation. Du non-consentement à la Résistance : France, Belgique, Pologne (1940-1945) »

Colloques | 20.01.2010 | Cécile Vast

Depuis 1981, année au cours de laquelle l’université de Reims accueillait le colloque « La littérature française sous l’Occupation », aucune manifestation scientifique d’ampleur n’avait été entièrement consacrée, en France, aux formes et fonctions de l’écriture sous l’Occupation nazie. Conçu par Bruno Curatolo et François Marcot, professeurs de littérature et d’histoire contemporaine à l’université de Besançon, et organisé par le musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon (Centre d’histoire et de recherche sur la Résistance), l’université de Franche-Comté et la Fondation de la Résistance, le colloque international, « Écrire sous l’Occupation. Du non-consentement à la Résistance », entendait interroger les statuts, le rôle et le sens de l’écriture dans des situations contraintes par l’occupation allemande. Il s’agissait, notamment, de confronter des registres d’écriture spécifiques, publics ou privés – journaux intimes, presse clandestine, théâtre, poésie, romans, lettres de fusillés, poésie populaire et chants de maquis (Bruno Leroux à propos des « Jeux littéraires et chants du maquis »), épigraphie murale de Fresnes (Michel Schmitt sur « Les murs de Fresnes d’Henri Calet : une épigraphie tragique »), etc. – et de revenir sur la diversité des conduites face à la défaite de 1940, à la présence allemande, à Vichy, à la répression et aux persécutions. En quoi les attitudes de « non-consentement » ou les formes de résistance ont-elles influé sur les modes d’écritures ?


« Tarzan ! Ou Rousseau chez les Waziri »

Expositions | 20.01.2010 | Amaury Lorin

Le vif succès estival rencontré par l’exposition « Tarzan ! Ou Rousseau chez les Waziri », présentée au jeune Musée du quai Branly (Paris) du 16 juin au 29 septembre 2009, est à la hauteur de la popularité et de la vitalité du mythe auquel elle n’a pas craint de s’attaquer, l’un des plus forts du XXe siècle. Son commissaire, Roger Boulay, anthropologue et spécialiste de l’art océanien – déjà commissaire des expositions « L’aristocrate et ses cannibales : le voyage en Océanie du comte Festetics de Tolna (1893-1896) » présentée en 2007 au même Musée du quai Branly ; et « Kannibals et vahinés » au musée des Arts d’Afrique et d’Océanie en 2001 – prévient d’emblée : « Tarzan incarne la fragilité de la frontière entre le primitif et le civilisé », autrement dit, l’homme et l’animal, ou les fameuses « culture » et « nature » rousseauistes. Une frontière à la croisée de deux mondes rêvés unique, dont la porosité est conçue comme le fil conducteur de l’exposition.


Le mémorial Charles de Gaulle de Colombey-les-Deux-Églises. Incarner de Gaulle et son environnement

Musées | 20.01.2010 | Jérôme Pozzi

En 1954, au cours d’un entretien qu’il accordait à un journaliste, le général de Gaulle aurait dit : « Voyez cette colline. C’est la plus élevée. On y édifiera une croix de Lorraine quand je serai mort et de partout on pourra la voir. » Quelques années plus tard, il aurait confié à André Malraux : « Personne n’y viendra, sauf les lapins pour faire de la Résistance ». Inaugurée par Georges Pompidou le 18 juin 1972, la croix de Lorraine, composée de blocs de granit rose de Bretagne, mesure plus de 40 mètres de haut et, depuis cette date, force est de constater qu’elle n’a pas eu que des lagomorphes comme visiteurs.


Sonia Combe (dir.), Archives et histoire dans les sociétés post-communistes

Ouvrages | 20.01.2010 | Guillaume Mouralis

© La DécouverteCet ouvrage, issu d’un colloque organisé par la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine (BDIC) à Nanterre, propose un bilan critique de l’historiographie des pays communistes européens, profondément renouvelée depuis une vingtaine d’années par l’ouverture – au moins partielle – des archives de la période soviétique.


« Traits d'architecture : Hanoi à l'heure française »

Expositions | 20.01.2010 | Amaury Lorin

Solennellement inaugurée le 1er octobre 2009 à l’Espace-centre culturel français de Hanoi par Nguyên Tiên Dinh, vice-ministre vietnamien de l’Intérieur, et Michel Flesch, conseiller de coopération et d’action culturelle à l’ambassade de France à Hanoi, l’exposition « Traits d’architecture : Hanoi à l’heure française » marque une étape importante dans la complexe histoire au long cours des relations bilatérales franco-vietnamiennes.


La Guerre sans dentelles

Expositions | 15.01.2010 | Nicolas Offenstadt

La Guerre sans dentelles est une exposition montrée au Château de Versailles, dans la galerie des batailles, entre le 11 mai et le 7 septembre 2009. Elle s’est accompagnée d’un fort beau catalogue présenté par Laurent Gervereau et Frédéric Lacaille. Le principe de l’exposition, que suit le catalogue, tient dans la confrontation entre les fameuses peintures de la galerie qui déroulent des combats emblématiques, depuis Tolbiac (v. 496) jusqu’à Wagram (1809) et des images des conflits contemporains. Il s’inscrit dans une volonté de renouveau du Musée de l’histoire de France – dont la galerie fait partie – fondé par Louis-Philippe pour situer le régime dans la longue continuité des temps monarchiques et impériaux et montrer aussi le lien du roi et du peuple, comme en témoigne la place centrale de Jeanne d’Arc au milieu de la galerie – sans compter les autres représentations de la Sainte – ou le tableau de Louis XIV en « roi prolétaire » avec sa troupe dans la prise d’assaut de Valenciennes. Les récents débats sur la place de l’histoire nationale et le projet de musée lancé par le président de la République et ses conseillers, ont redonné, en outre, une actualité aux « musées d’histoire de France », posant par là la question de leurs mutations possibles au XXIe siècle.


Landry Charrier, La Revue de Genève. Les relations franco-allemandes et l'idée d'Europe unie (1920-1925)

Ouvrages | 15.01.2010 | Jean-Michel Guieu

© Slatkine EruditionDans le champ déjà bien labouré des revues littéraires de l’entre-deux-guerres, Landry Charrier choisit dans cet ouvrage, issu d’une thèse de doctorat en études germaniques, de s’intéresser à une revue suisse dont le titre est certes bien connu, mais qui n’avait jusqu’à présent pas éveillé chez les chercheurs le même intérêt que ses consœurs françaises ou allemandes. La Revue de Genève constitue pourtant, durant la première moitié des années 1920, un intéressant laboratoire du rapprochement franco-allemand à une époque marquée par les haines réciproques des deux côtés du Rhin.


« August Sander. Voir, Observer, Penser »

Expositions | 15.01.2010 | Marie-Bénédicte Vinvent

Anton Raderscheidt par August Sander, 1925 © DRAprès l’exposition l’an dernier sur Erich Salomon (1886-1944) à l’hôtel de Sully, la photographie allemande du premier XXe siècle est décidément à l’honneur à Paris. La Fondation Cartier Bresson, installée depuis 2003 dans un atelier d’artiste du quartier de Montparnasse, organisait en effet, du 9 septembre au 20 décembre 2009, une exposition sur August Sander (1876-1964), en collaboration avec Die Photographische Sammlung/SK Stiftung Kultur de Cologne. Les tirages exposés sont des épreuves gélatino-argentiques d’époque réalisées par Sander. Cet artiste réaliste voulait « voir les choses comme elles sont et non comme elles devraient ou pourraient être ». De fait, ses photographies, outre leur valeur esthétique, sont aujourd’hui de véritables documents historiques.


Christian Roche, Paul Vigné d'Octon (1859-1943) : les combats d'un esprit libre, de l'anticolonialisme au naturisme

Ouvrages | 13.01.2010 | Amaury Lorin

© L'HarmattanQui se souvient aujourd’hui de Paul Vigné d’Octon (1859-1943) ? Rares sont sans doute les lecteurs auxquels l’auteur de La Gloire du sabre (Paris, Flammarion, 1900) et La Sueur du bournous : les crimes coloniaux de la IIIe République (Paris, Guerre sociale, 1911, pamphlets politico-militaires anticolonialistes ayant tous les deux subi les foudres de la censure de la IIIe République impériale, évoquera quelque souvenir. Pourtant, ce personnage hors norme, semblant avoir passé sa vie à soulever de courageuses polémiques, gagne à être connu, tout autant que sa mémoire mérite d’être ravivée en 2009, alors que les débats historiographiques sur le passé colonial de la France sont encore loin d’être réglés.


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  • ISSN 1954-3670