Histoire@Politique : Politique, culture et société

Comptes rendus
   

Rafaëlle Maison, Coupable de résistance ? Naser Oric, défenseur de Srebrenica, devant la justice internationale,

Ouvrages | 04.02.2011 | Berna Günen

© Armand Colin, 2010Rafaëlle Maison’s book follows the trial of Brigadier Naser Orić who had once been the bodyguard of Slobodan Milošević and who then became the commander of Bosnian forces at Srebrenica from June 1992 until he had been called by the Bosnian authorities to Tuzla in the spring of 1995.

In March 2003, Orić was indicted by the International Criminal Tribunal for the Former Yugoslavia (ICTY) for violations of the laws or customs of war: on two charges of having ordered guerrilla raids into the surrounding Bosnian Serb villages (between June 1992 and January 1993), and of failing to prevent the torture, mistreatment or killing of those Bosnian Serb men detained in the Srebrenica police station (between September 1992 and March 1993). In late June 2006, the ICTY sentenced Orić to two years in prison for having failed to prevent the inhumane treatment of Bosnian Serb prisoners. However, in July 2008, Orić was acquitted of all charges on appeal, and returned to his home in Tuzla.


Pierre Brocheux and Daniel Hémery, Indochina: An Ambiguous Colonization, 1858-1954,

Ouvrages | 04.02.2011 | Amaury Lorin

© Berkeley_University of California Press, 2010.Both Professors of Contemporary History at University Paris VII-Denis Diderot and specialists of Ho Chi Minh, Pierre Brocheux and Daniel Hémery were among the first scholars to work in the Indochinese colonial archives (after 1920) following their opening in the early 1980s. Written in memory of Jean Chesneaux and Georges Boudarel, and translated by Ly Lan Dill-Klein, with Eric Jennings, Nora Taylor, and Noémi Tousignant, Indochine: La colonisation ambiguë (1858-1954) (Paris: La Découverte, 2001) is now available not only in English but also in an updated version (enhanced by a precious select bibliography, p. 447-466). An excellent piece of news for non-French-speaking students, scholars, and general readers interested in the region, in the Vietnam War, and in French imperialism, among other topics. Combining new approaches with a groundbreaking historical synthesis, this accessible work is the most thorough and up-to-date general history of French Indochina. Unique in its wide-ranging attention to economic, social, intellectual, and cultural dimensions, it is the first book to treat Indochina’s entire history, from its inception in Cochinchina in 1858 to its crumbling at Dien Bien Phu in 1954 and on to decolonization. Basing their account on original research as well as on the most recent scholarship, Pierre Brocheux and Daniel Hémery tell this story from a perspective that is neither Eurocentric nor nationalistic but that carefully considers the positions of both the colonizers and the colonized. Thus the work skillfully avoids nationalist, colonialist, and anticolonialist historiographies. With this approach, the authors are able to move beyond descriptive history into a nuanced exploration of the complexities of the French colonial period in Indochina (1858-1954). Rich in themes and ideas, their account also sheds new light on the national histories of the emerging nation-states of Vietnam, Laos, and Cambodia, making this book essential, instructive and stimulating reading.


Sigmund Freud, Sandor Ferenczi, Karl Abraham, Sur les névroses de guerre,

Ouvrages | 04.02.2011 | Emmanuel Saint-Fuscien

© Payot, 2010.On l’a dit parfois, l’historien n’est pas toujours le mieux outillé pour analyser et comprendre les sciences de la psyché. Leurs catégories savantes et parfois polysémiques représentent en effet de terribles pièges pour les non-spécialistes. À l’inverse, et présenté de façon un peu caricaturale, le psychanalyste contemporain peut avoir tendance à essentialiser des concepts qu’il utilise sans dévoiler les liens multiples que ses notions tissent avec leur époque. Cette publication évite ces deux écueils et vient s’inscrire en précieux complément d’une historiographie récente, qui par le biais d’une étude de la violence de guerre et des traumatismes infligés aux combattants ou aux populations civiles, réinterroge les liens entre histoire des conflits et histoire de la psychiatrie, de la psychologie ou de la psychanalyse.


Romain Ducoulombier, Camarades ! La naissance du parti communiste en France,

Ouvrages | 04.02.2011 | Danielle Tartakowsky

© Perrin, 2010.Cet ouvrage reprend la substance d’une thèse d’un millier de pages intitulée Régénérer le socialisme. Aux origines du communisme français (1905-1925). Le titre de la thèse, que l’éditeur a vraisemblablement jugé moins incisif, soulignait pourtant mieux que celui dont l’ouvrage est doté l’originalité de la démarche de Romain Ducoulombier. Celui-ci revient, après tant d’autres, sur les travaux fondateurs d’Annie Kriegel et sur la thèse, qu’il discute à son tour, de la « greffe » du bolchevisme sur le socialisme français. 


Jean Garrigues, Sylvie Guillaume, Jean-François Sirinelli (dir.), Comprendre la Ve République,

Ouvrages | 04.02.2011 | David Valence

© PUF, 2010.Il en va des colloques scientifiques comme du règne animal : ils se divisent en plusieurs espèces. Certains colloques sont volontiers qualifiés de « pionniers », qui entendent défricher une terre laissée vierge par l’historiographie. Vite dépassés pour leur contenu, ils restent pourtant comme des références obligées dans toute généalogie de la recherche ; ainsi du colloque organisé à la Fondation nationale des sciences politiques les 6 et 7 mars 1970 sur « Le gouvernement de Vichy » ou du colloque « Femmes, féminisme et recherche » qui eut lieu à Toulouse le 12 décembre 1982 (http://cedref.revues.org/520). D’autres événements scientifiques se situent au contraire « en bout de chaîne » historiographique. Ils sont destinés à faire le point sur une question et à assurer des positions, des interprétations, afin que la recherche puisse continuer à avancer à partir d’un point déterminé. Entre ces deux extrêmes prennent place d’autres espèces, du colloque-manifeste, conçu comme une machine de guerre historiographique, au colloque inutile – le genre est-il si rare ?  L’ambition du colloque des 25, 26 et 27 septembre 2008 était affichée dans son intitulé : il s’agissait de « comprendre la VRépublique ». L’expression impliquait de considérer le régime politique ainsi désigné comme un « écosystème », c’est-à-dire comme un ensemble vivant, dont les capacités d’adaptation aux conjonctures économique, sociale, culturelle, diplomatique ou démographique devaient être interrogées. Les actes publiés par les Presses universitaires de France il y a quelques semaines, sous la direction de Jean Garrigues, Sylvie Guillaume et Jean-François Sirinelli, confirment l’impression d’un colloque « de synthèse », pensé comme une borne d’étape historiographique. Les textes rassemblés répondent à la question « où en sommes-nous ? », tout en traçant quelques flèches pour la suite du chemin. Faire la synthèse des synthèses que rassemble l’ouvrage n’est donc pas tâche aisée…


Sarah Gensburger, Images d’un pillage. Album de la spoliation des juifs à Paris, 1940-1944,

Ouvrages | 04.02.2011 | Philippe Verheyde

© Textuel, 2010Après une étude menée en collaboration avec Jean-Marc Dreyfus sur les camps de travail parisiens, Sarah Gensburger nous propose un album de la spoliation des juifs à Paris sous l’Occupation. Il s’agit d’une réflexion menée à partir d’un fonds composé de 85 photographies prises à Paris, retrouvées et saisies à la Libération « dans un magasin utilisé par les Allemands pour conduire l’opération Meubles, probablement Lévitan ». Envoyées en Allemagne, ces photographies ont été classées et constituées en album par les services alliés chargés d’organiser l’identification et l’inventaire des biens spoliés en vue de les restituer. Elles sont actuellement déposées aux Archives fédérales de Coblence.


« MOBI BOOM. L’explosion du design en France, 1945-1975 »

Expositions | 21.01.2011 | Annie Claustres

L’on ne parlait pas encore de design en France après-guerre, mais de mobilier moderne. Le terme apparaîtra entre 1945 et 1975, précisément, pendant cette période de mutation historique qui voit un déploiement conséquent des objets du quotidien, tant dans la sphère du privé que dans celle du public. Si son emploi se banalise au début des années soixante, l’Académie française attendra 1971 pour le légitimer. Un des grands mérites de l’exposition du musée des Arts décoratifs est de ne pas isoler les objets du contexte historique et social, de ne pas les réduire à des jeux formels, aussi emprunts de créativité soient-ils, mais de les donner à voir au croisement de plusieurs focales, celle du contexte de production, celle de l’édition, de la diffusion, mais aussi celle des nouveaux modes de vie.


"Médias et société, entre réalités et fictions"

Colloques | 10.01.2011 | Marie-Soledad Rodriguez

Ce colloque interdisciplinaire, s’inscrivant dans l’axe de recherche du laboratoire ICT (Identités, Cultures, Territoires) de Paris 7, se proposait d’interroger les relations entre médias et pouvoir, dans des productions censées refléter le réel comme les actualités, les documentaires ou les « docudrames » mais aussi dans des œuvres où prime la représentation comme les fictions télévisées ou cinématographiques.


« L’édilité, moteur du changement social et culturel ? »

Journées d'études | 10.01.2011 | Boris de Rogalski Landrot

Le 22 octobre 2010, Juliette Aubrun, Jean-Charles Geslot et Caroline Varlet, avec le soutien du Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines (université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines) et du Centre de recherche en histoire (EHESS), ont organisé une journée d’étude consacrée à « l’édilité, moteur du changement social et culturel ? ».

Il s’agissait de s’interroger sur le rôle effectif joué par les édiles dans la modernisation de leurs communes, par le biais de leurs interventions dans le domaine social et culturel entre le milieu du XIXe siècle et l’entre-deux-guerres. Le postulat de départ : les communes seraient des laboratoires, des lieux d’expérimentation de nouvelles pratiques sociales et culturelles, impulsées par les édiles et s’inscrivant pour certaines dans de véritables politiques municipales. Au carrefour de l'histoire politique et de l'histoire culturelle, les réflexions ont porté sur les acteurs spécifiques que sont les membres du conseil municipal, mais on s'est également demandé si c'est là le seul moteur des transformations sociales et culturelles de la ville.


Des Hommes et des Dieux : la solidarité jusqu’au bout du chemin

Films | 27.12.2010 | Jean-Pierre Delannoy

Affiche du filmLe succès du film de Xavier Beauvois permet de constater la continuité d’une sensibilité collective partagée à l’assassinat des sept moines de Tibhirine. Il rappelle les manifestations de solidarité qui avaient réuni, après l’annonce de leur exécution, des milliers de personnes de toutes origines et sensibilités, et notamment le rassemblement du Trocadéro, le 28 mai 1996. Entre-temps, les interrogations n’ont pas cessé sur l’imbrication des responsabilités dans la fin tragique de la communauté.

 


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  • ISSN 1954-3670